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Publié par Saoudi Abdelaziz

Nouvelle prouesse médiatique du secrétaire général du FLN, qui réussit à faire la une des médias, tout en esquivant les grands sujets sensibles de stratégie socioéconomique. Il est vrai que c'est délicat pour un parti qui aspire à une hégémonie électorale future, car l'opinion publique algérienne, encore diffuse certes, est de plus en plus braquée contre des menaces néolibérales qui ne disent pas leur nom.

Sellal pour le sale boulot?

Après le démenti sur les retraites anticipées, Liberté commente : "Il n’est pas dit que l’Algérie pourrait y échapper éternellement". La direction du journal de Rebrab milite en effet pour le démantèlement des acquis sociaux, mais n'ose pas trop l'afficher en une devant ses lecteurs ordinaires, sinon au détour des "expertises" ou des commentaires et éditoriaux. Comme celui signé ce matin par Sofiane Aït Iflis qui observe cyniquement: "À vrai dire, le gouvernement est rongé par un terrible dilemme : comment allier l’impératif de la rationalité économique qu’exige, sinon impose le reflux drastique des recettes en devises principalement générées par la vente des hydrocarbures et le besoin de constamment rassurer pour ne pas avoir à gérer l’agitation sociale?". La rumeur de l'annulation de la retraite anticipée est venu de propos tenu en octobre dernier par Abdelmalek Sellal : “Il est anormal que des travailleurs cherchent à partir à la retraite anticipée à 49 ou 50 ans. Ces gens peuvent encore travailler et le pays a encore besoin d’eux. Mais, eux, ils préfèrent partir à la retraite. L’État paye leur pension de retraite alors qu’ils partent travailler ailleurs. C’est inadmissible.” L'éditorialiste  ne va pas jusqu'à livrer le fond de sa pensée : " Mais, c'est bien que le pauvre Sellal fasse le sale boulot, en déblayant le terrain pour préparer la vraie rupture néolibérale".

Le complexe textile de Draâ Ben Khedda est-il sur la liste des privatisables?

Comme El Hadjar l'est pour la sidérurgie, Rouiba pour la métallurgie, Draâ Ben Khedda est la ville historique du textile. Trois nom génériques pour une ambition industrielle nationale longtemps portée par le secteur public. On sait que pendant sa phase ascendante, le secteur public industriel a progressé grâce à l'implication des collectifs de salariés dans la gestion des l'entreprises, à travers des assemblée dotées d'un droit de regard. Actuellement, nous sommes à des années lumières de cette situation. A Draâ Ben Khedda, les travailleurs de l'EATIT (Sonitex à sa création) sont en grève depuis mardi dernier pour ... leurs salaires du mois de novembre. Un travailleur pose au nom du collectif une revendication plus globale : «Nous voulons un changement et une amélioration au sein de l’entreprise". Les salariés seront-ils écoutés? Il faut aussi que leur voix soient relayées par des centrales véritablement syndicales, jusqu'ici stérilisées depuis deux décennies par le tandem Sidi Saïd-Hanoune. Le premier est occupé à son "crédit à la consommation", tandis que la passionaria des médias traque sans relâche l'oligarchie dans les recoins du sérail, plus familiers pour elle que les ateliers où l'on attend la paie pour régler la note de l'épicier.

En Algérie, comme au Pérou ce n'est pas facile d'"intégrer l'informel".

L'économie informelle représente actuellement plus de 50% du PIB. Dans le quotidien Reporters, Lena Azizi rend compte des propos de Anthropologue et économiste, Hernando de Soto, qui met en garde contre "la tentation de faire de l’informel un ennemi".

"Ceux qui sont dans l’informel souffrent de ne pas être intégrés dans la sphère formelle et les garanties qu’elle apporte. Dans le secteur formel, un entrepreneur a une responsabilité « limitée », dans l’informel, elle est illimitée, il est constamment en train de jouer une partie de poker où il peut tout perdre. Devant une assistance charmée par un style très particulier - « c’est du Marquez en économie » -, Hernando de Soto multiplie les exemples, dont celui du Pérou qu’il connaît bien. Au Pérou, on n’a pas voulu intégrer l’informel, cela a donné le « Sentier lumineux » et 100 000 morts dans les violences, a-t-il souligné. C’est l’intégration de cet informel qui a apaisé la situation, les populations concernées, les plus pauvres, bénéficiant, non plus de la protection du Sentier lumineux, mais de celle du droit".
 

SANS COMMENTAIRE.

Lu dans le Quotidien l'Expression

L'Editorial de Zouhir Mebarki

" Notre ministre des Finances, infatigable, est remonté au créneau jeudi soir au JT de 20h (...) Les salaires ne sont pas touchés. La fiscalité non plus. Les transferts sociaux encore moins. Le pain, le lait, l'huile, le sucre continuent à être subventionnés par l'Etat. La distribution des logements se poursuit normalement. La santé gratuite, pour tous, est toujours en vigueur. L'enseignement, à tous les paliers, aussi. Avec ses nouveaux établissements, avec ses livres gratuits, ses cantines, son transport scolaire. La formation poursuit, tous azimuts, son élargissement à de nouvelles branches d'activités. Les jeunes continuent de bénéficier de l'Ansej, de la CNAC et autres formes d'aides jusqu'en direction des femmes au foyer. Par quel miracle? Il n'y en a pas! C'est le fruit d'une vision, d'un programme bien élaboré et d'un travail constant depuis des années (...). C'est le moment où tous les Algériens devraient penser à ce qu'ils peuvent faire pour l'Algérie qui leur a tout donné. C'est le rôle des partis et des associations de lancer ce type d'appel. Nos voisins de la rive Nord ont commencé ce travail. Le temps est à la mobilisation. Au rassemblement. A l'unité. Au défi économique. Et au combat contre l'intox! " Qassamen...

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