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Publié par Saoudi Abdelaziz

La définition est celle d'un esprit fort: "L’état d’urgence, c’est un peu comme le couteau suisse. Un seul objet, plusieurs usages. Ça sert à remonter les filières djihadistes, quitte à se gourer délibérément de cibles au passage, l’essentiel étant de prendre du vrai poisson dans le lot". Arezki Metref, qui vit en France depuis la Décennie noire, se félicite dans Le Soir d'Algérie de la décision initiée par François Hollande : "Il n’a pas eu tort d’embrayer tout de go avec la forme supérieure de ce procédé politique et policier qu’on baptisa naguère, lorsque par exemple le péril intégriste proto-Daesh ravageait à huis clos l’Algérie, du vocable irrémédiable d’éradication". Le chroniqueur pousse loin le bouchon fustigeant "les réconciliateurs, favorables à un dialogue aux relents d’humanisme avec  le GIA." Avec le GIA? Bon gros mensonge! Le chroniqueur sera-t-il invité dans "C dans l'Air", aux côté de Sifaoui?

QUELQUES MORCEAUX DE BRAVOURE

"Le pouvoir français a eu raison de proclamer immédiatement l’état d’urgence. Indéniable. Pouvait-il, au reste, faire autrement ? Avait-il un autre choix ? "

(...) Pour faire face à cette guerre où l’ennemi est invisible et retors, et où les coups, lâches et perfides, n’ont aucune traçabilité, François Hollande a bien fait de recourir illico à cette procédure d’exception qui consiste à octroyer les pouvoirs spéciaux aux services de police et à faire jouer aux militaires le rôle des flics. Ce qui est l’aveu implicite que si c’est une guerre dont il s’agit, c’est aussi une guerre intérieure.

(...) Qui oserait faire grief au duo de choc Hollande-Valls de camper les matamores, les chefs de guerre aux sourcils froncés, lorsque le feu est en la demeure ?

(...) Hollande a raison d’en venir tout de suite à cette extrémité, outrepassant les scrupules d’une partie de l’opinion, restée réconciliatrice peut-être, résumée dans cet avertissement lancé par le journaliste Jean Daniel dans son éditorial de L’Obs. : «Le choc que nous éprouvons depuis cette nuit historique ne doit pas nous conduire à des réponses trop expéditives.» Peut-être y a-t-il des moments, et que celui que traverse la France en est un, où la meilleure façon d’être réfléchi, c’est l’expédition. Etre expéditif !
Et puis, on le sait, l’état d’urgence, c’est un peu comme le couteau suisse. Un seul objet, plusieurs usages. Ça sert à remonter les filières djihadistes, quitte à se gourer délibérément de cibles au passage, l’essentiel étant de prendre du vrai poisson dans le lot".

(...) Il a raison, François Hollande, de se saisir de ce moment de compréhensible et légitime émotion nationale pour éluder les questions qui fâchent pour retenir ce consensus quasiment unanime autour de la nécessité de l’éradication.

Source : Le Soir d'Algérie

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