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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le journal Liberté a-t-il adopté la nouvelle ligne Rebrab?

"Nous savons des choses très graves" titre ce matin la une du journal Liberté reprenant une petite phrase de Khalida Toumi dans l'interview parue ce matin dans ce quotidien. Partant de cette petite phrase, le commentateur politique, l'éditorialiste, le chroniqueur enfoncent le clou sans vraiment s'appuyer sur des informations avérées. Ce sont les services secret de l'Elysée qui tirent les ficelles algériennes, apprennent ainsi les lecteurs.

L'impression du blogueur est que le journal change de ligne éditoriale.

Le concerto rédactionnel est toutefois gâché par l'insolent dessin de Dilem.

Le propriétaire de Liberté a-t-il imposé à la rédaction une nouvelle ligne éditoriale de rupture radicale, en application du nouveau crédo politique de l'oligarque affirmé il y un mois sur le site TSA-Algérie : "Le peuple algérien connaîtra la vérité. Ils sont dans leur tort. Ils ne veulent pas entendre parler des choses vraies. Ils veulent que tout le monde les caresse dans le sens du poil. Ils sont le mal de notre pays. On ne peut pas les laisser le détruire davantage. Ils ne veulent pas dialoguer avec les gens qui proposent des choses différentes. Encore une fois, je ne vais pas me taire. Je n’ai pas de patrie de rechange. « Il faut que la peur change de camp».

La petite phrase de Mme Toumi est relayée de manière quasi-tendancieuse par le commentateur politique du journal.  Sofiane Aït Iflis affirme que la lettre des 19 "suggère une menace sur la souveraineté nationale venant de l’étranger". A l'appui de cette thèse, il poursuit : "Lors d’une récente conférence de presse à Alger, Louisa Hanoune, dans une déclaration en aparté à un confrère de la presse arabophone, a accusé, sans le citer, Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France en Algérie, aujourd’hui patron du renseignement à l’Élysée, de s’immiscer dans les affaires économiques et politiques du pays".

" La parole est à vous, M. le Président" titre de son côté l'éditorialiste Said Chekri qui conclut : "Plus que jamais. Il doit, conformément à l’article 70 de la Constitution, “s’adresser directement à la nation”. Car si les doutes et appréhensions exprimés par “les dix-neuf”, déjà largement partagés au sein de l’opinion, les signataires de “la lettre du 1er novembre” affirment désormais “savoir des choses très graves”.

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