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Publié par Saoudi Abdelaziz

En dehors de la "patronne" du PT qui a tenté le tour de force d'épargner à Issad Rebrab, patron du principal consortium algérien, le qualificatif infamant d'oligarque, les partis de la majorité et ceux de l'opposition affichent, en ce mois d'octobre, une certaine discrétion sur les urgences socioéconomiques. Le RCD a bien organisé une remarquable mobilisation à Tizi Ouzou autour de la politique d'investissement régionale, mais ce sont essentiellement les commis de l'Etat, les experts, les think tanks  et autres politologues qui occupent le devant de la scène médiatique. En compagnie de la pétulante ambassadrice américaine qui donne volontiers son avis sur ce que l'Algérie doit faire.

Les partis d'opposition veulent une "base"

Les principaux appuis de la majorité présidentielle et gouvernementale, le FLN et du RND, semblent privilégier le redéploiement des capacités de direction et les modalités de leur alliance. Après l'annonce de la création par le FLN d'un groupe de réflexion sur les problèmes socioéconomique on peut lire dans le journal Le Matin ce curieux commentaire: "Ce cercle de réflexion et de débat ne pourra engendrer qu’une pensée de groupe identique à celle qui a mené il y a quelques décennies à la crise des missiles de Cuba". Quand même!

Pendant ce temps, les principaux partis d'opposition semblent opter plus résolument, chacun de son côté vers le renforcement de leur base militante et de leurs capacités de mobilisation. Lors d'une réunion récente des cadres de son parti, Talaie El Hourriyet, Ali Benflis note que parmi les priorités de son parti "La première direction est celle de la structuration permanente des représentations locales de Talaie El Hourriyet". Il affirme: "Les membres de notre Comité Central sont à pied d’œuvre partout sur le territoire national et au sein de la communauté nationale établie à l’étranger. Je leur demande instamment partout et où ils se trouvent, de prêter main forte à leur compagnons dans les bureaux locaux du parti et à s’investir toujours davantage dans le travail politique de proximité. En effet, c’est à eux qui sont en contact direct et quotidien avec nos concitoyennes et nos concitoyens, qu’incombe une grande part de la responsabilité d’élargir toujours plus la base militante et la base politique et sociale de Talaie El Hourriyet."

Au Front des Forces socialistes cette priorité donnée au travail de la direction vers le bas est à l'oeuvre depuis plus d'une année, notamment après l'échec des tractations au sommet autour de la "conférence du consensus". Des reportages vivants rendent compte sur son site des initiatives dans les wilayas ( Le FFS se solidarise avec les victimes de la Hogra à Sétif et Chlef). Mais aussi du Le travail à la base multiforme à Bouira, Boumerdès, Tizi-Ouzou ou Béjaïa.

Yes you can!

J'étais à Jijel lorsque j'ai lu ce morceau de diplomatie militante. Trois semaines plus tard, je ne peux résister à l'envie de relire les propos de la pétulante ambassadrice américaine. Joan A. Polaschik, en visite dans la capitale de l'Ouest,  le 4 octobre dernier, confiait dans une interview au Quotidien d'Oran : " Comme vous le savez, le classement annuel de l'Algérie pour la compétitivité économique n'est pas très bon (...). Il faut une ouverture, et moi je discute toujours de la fameuse règle 51/49 (3) qui freine les investissements étrangers en Algérie. "
A la question du Quotidien d'Oran : "Des spécialistes du secteur de l'énergie soutiennent que l'option de l'Algérie pour le gaz de schiste est dictée par des multinationales américaines qui sont d'ailleurs en lice pour des projets en Algérie. Quelle est votre appréciation sur cette question?"
 l'ambassadrice répond tranquillement :" C'est le choix du gouvernement et du peuple algériens s'ils veulent développer le gaz de schiste. Et si le peuple et le gouvernement algériens optent pour l'exploitation du schiste, alors, bien sûr, les sociétés américaines sont prêtes à les aider". Yes you can!

Toujours à propos du gaz de schiste, sous le titre "Ségolène Royal et la parole féminine oubliée d’In-Salah" on pouvait lire le 5 octobre dernier dans le journal économique français Les Echos.fr : "Alors que l’année 2015 a été vécue en Algérie au rythme du mouvement citoyen des femmes d’In Salah contre le gaz de schiste, la ministre de l'Ecologie n’a eu aucune attention, lors de son séjour à Alger, le 2 et 3 octobre, au combat environnemental de ces citoyennes du Sahara".

 

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