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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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En ce mois d'octobre, l'entrée en scène -de manière ouverte et assumée- des puissances russes et chinoises, apparaît comme l'irruption du bon sens dans la gestion du monde. Permettra-t-elle des avancées pacifiques significatives dans la gestion des conflits? Ouvrira-t-elle de plus grandes marges de manœuvres au développement souverain de nos nations, contrecarré par la domination impériale néolibérale. L'histoire retiendra-t-elle que le mois d'octobre 2015 a marqué une nouvelle prise de conscience de l'incapacité de l'Empire américano-occidental de faire face au dérèglement climatique, politique, humain de la planète? Dérèglement qu'il a lui même encouragé, par ses stratégies suicidaires découlant non d'une démarche raisonnées mais des pulsions de la religion financière et de ses "banquiers de dieu". Le renversement d'opinion en cours n'a pas encore débouché sur le déboulonnage des prêtres de la Religion féroce.

"les vrais fauteurs de violence"

"Quand la loi a démissionné, les dominants ne connaissent qu’une force de rappel susceptible de les reconduire à un peu de décence : la peur – encore elle. C’est bien celle que leur inspirait le bloc soviétique qui les a tenus à carreaux pendant les décennies fordiennes. À des individus que le sens de l’histoire n’étouffe pas, la chute du Mur et l’effacement du mouvement communiste n’ont rien signifié d’autre qu’« open bar ». Dans cette pensée dostoïevskienne du pauvre, ou plus exactement du nouveau riche, « si le communisme est mort, alors tout est permis ». L’instance externe de la peur effondrée, et l’instance interne de la contention – le pouvoir politique – passée avec armes et bagages du côté des forces qu’elle avait à contenir, la peur ne retrouvera plus d’autre origine que diffuse et immanente : elle viendra du bas – du bas qui se soulève(...). Les dévots qui se sont engagés corps et âme dans la défense d’un ordre ignoble et forment sans le savoir l’avant-garde de la guenille, sont encore trop bêtes pour comprendre que leur faire peur en mots – ou bien en tartes à la crème – est la dernière solution pour leur éviter de connaître plus sérieusement la peur – dont ils ne doivent pas douter qu’elle viendra, aussi vrai qu’une cocotte sans soupape finit par exploser. Aussi s’empresseront-ils d’incriminer les « apologètes de la violence » sans même comprendre que signaler l’arrivée au point de violence, le moment où, du fond de l’impasse, elle va se manifester, est le plus sûr moyen, en fait le seul, de forcer la réouverture de perspectives politiques, et par là d’écarter l’advenue de la violence". (Les artisans de l’impasse – les vrais fauteurs de violence", par Frédéric Lordon, 5 octobre 2015)

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