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Publié par Saoudi Abdelaziz

Présenté il y a deux ans par le politologue comme le chef du "cœur atomique du système", le général Tewfik devient aujourd'hui sous la plume de Abed Charef,  le directeur d'un appareil chargé de "ficher plus, de surveiller plus, de contrôler plus". Sans plus. Exit la "toile d'araignée"et "Rab E'Dzaïr". Dans cette nouvelle définition, la jeune Houda Feraoun qui connait mieux les nouvelles technologie peut faire mieux que le vieux général-Major.  

"Par son âge et son look, Imène Houda Feraoun semblait proche d'Edward Snowden. Mais dans sa gestion, elle fait plutôt du Toufik Mediène", écrit le politologue Abed Charef, à propos de "L'Organe national de lutte contre les infractions liées aux technologies de l'information et de la communication", créé par décret, le 8 octobre dernier et placé sous l'autorité de la jeune ministre de la communication.

Il explique: "La nature du pouvoir en place, qui fonctionne avec un logiciel fondamentalement sécuritaire, le pousse à toujours tenter de ficher plus, de surveiller plus, de contrôler plus. Cela répond à une vision sécuritaire d'un autre temps, d'un autre monde, mais qui a survécu en Algérie et dans quelques autres contrées.
Les déclarations de Amar Saadani sur l'émergence d'un Etat « civil » ne changent rien à la donne. Le départ de Toufik Mediène non plus. Le dispositif de contrôle de la société est intégralement en place. Seuls changent les noms de ceux qui le dirigent, et la tutelle à laquelle ils obéissent. L'élargissement tentaculaire du système de surveillance prend simplement un habit légal et systématique, après avoir été exercé de manière informelle et artisanale"
.
 Le Quotidien d'Oran.

L'information est présentée de manière acceptable, elle est au goût du jour. Pourtant, c'est une "transformation d'information" qu'elle opère par la réduction du rôle de l'ancien DRS à une simple collection sécuritaire d'informations pour un logiciel sécuritaire conçu d'en haut. La jeune Houda semble alors promise à de hautes destinées, étant mieux outillée technologiquement que le vieux général. 

En 2013, Abed Charef pensait autrement le rôle de Tewfik. Ce dernier encouragé à la sédition par une partie de l'establishment,  n'avait d'ailleurs pas écouté les conseils du politologue de Abed Charef, malgré  la "vision sécuritaire d'un autre temps" incarnée par son héros du jour: le chef du "cœur atomique" du système et sauveur possible de l'Algérie. Les écrits restent: "A moins d’une année de la présidentielle, personne ne donne l’impression de savoir ce qui va se passer. Pourtant, Chafik Mesbah, ancien officier supérieur du DRS, reconverti dans l’analyse politique, avance une issue possible. Parlant de son ancien patron, Toufik Mediène, le puissant patron du DRS, il lui suggère de devenir une sorte d’Andropov pour l’Algérie. D’être l’homme des services spéciaux qui permettrait de débloquer la situation, pour précisément aller vers une transition négociée et contrôlée. Il est difficile de dire si cette hypothèse peut, ou va se réaliser, si c’est une éventualité sérieuse ou s’il s’agit d’une manière d’appâter des candidats. Mais la situation du pays parait mûre pour une telle initiative". Le Quotidien d'Oran

NB. "Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant)" Wikipedia

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Sakhra 22/10/2015 20:11

Excellent ! Merci et bon retour .