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Publié par Saoudi Abdelaziz

El Watan garde le cap de la stratégie de la tension médiatique. Il n'y a pas si longtemps, au sortir d'une pénible élection présidentielle, en avril 2014, l'éditorial du journal prédisait "le retour probable de l'assassinat politique". Ce matin, Il continue de prédire l'apocalypse now après la mise en cause d'un général éradicateur par la justice militaire. Le crétinisme médiatique n'a pas de frontières.

Arrestation du général Hassan : Où est passée Salima ? titrait hier le site d'El Ergechergui qui explique : "Voilà deux jours que la sphère politico-médiatique est en ébullition au sujet du général Hassan, sans que Salima Tlemçani, la journaliste passée maîtresse dans les questions sécuritaires, ne donne le moindre signe d’activité. Son silence n’est pas passé inaperçu. Nombreux sont ceux qui attendent son « rapport ». Ses « sources sûres », tous des alter ego de Rab Dzayer, manquent à l’appel. Dans les réseaux sociaux, les langues d’aspic se lâchent. On s’inquiète pour sa santé… Que cache son éclipse dans une situation qui interpelle son talent ? Ses confrères d’El Watan aux analyses du même ordre ne font guère mieux. Sauf erreur, ils se sont donné le mot : ne pas souffler mot. "

El Watan répond ce matin en titrant sur huit colonnes à la une : "Le général Hassan en prison". On sait dans les milieux avertis que ce général du DRS est le symbole de la ligne éradicatrice hostile au dialogue politique avec l'islamisme, ligne que le Président Zeroual puis son successeur avaient mis en minorité dans le système de pouvoir algérien après une décennie de fitna sans issue.

Salima Tlemçani écrit d'emblée à propos de cette inculpation  : " Pourquoi ? Dans quel but ? Aucune réponse claire n’est possible à ce stade», expliquent nos interlocuteurs". Ces interlocuteur semblent se cantonner aux hypothèses galvaudées qui circulent sur la toile, sur la guerre entre Présidence et DRS.

"En attendant, écrit Salima Tlemçani,  l’institution militaire reste muette sur cette affaire".  Elle fait donc appel pour éclairer les lecteurs El Watan à " l'ancien chef patriote", et néanmois ancien député RCD, Noureddine Aït Hamouda. Ce dernier est catégorique: "L’arrestation du général Hassan «n’est qu’une suite logique de toutes les autres décisions prises depuis 2013". Pour Le "chef patriote"  l’arrestation du général Hassan au moment où Madani Mezrag annonce la création d’un parti «n’est pas fortuite». Et d’ajouter : «Rien ne m’étonne si demain j’apprends que ce terroriste est décoré du grade de général pour diriger le service du général Hassan. Nous avons atteint une étape très grave. D’abord, la liquidation des Patriotes, après leur désarmement, puis la neutralisation de toutes les figures de la lutte antiterroriste et surtout les largesses accordées aux anciens terroristes qui sont mis au-devant de la scène politique, pour être utilisés comme un épouvantail afin de faire peur à la population".

L'éditorial d'El Watan creuse ce filon. Tayeb Belghiche écrit : " Le pouvoir, apparemment, balise le terrain pour que les terroristes islamistes s’emparent du pouvoir, pour le grand plaisir du wahhabisme saoudien qui ne se sentira en paix que lorsque notre pays sombrera dans le chaos, comme cela se voit actuellement en Irak, en Syrie, au Yémen et en Libye. Des gens comme Madani Mezrag exécuteront bien la sale besogne. La montée de l’islamisme coïncide avec une autre information qui ne laisse pas d’inquiéter : l’arrestation du général-major Hassan et les surprenants faits dont on l’accuse". 

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