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Publié par Saoudi Abdelaziz

La dernière poussée de fièvre médiatique sur "l'imminence" de la succession présidentielle, c'était en juin dernier, à l'occasion de la "visite éclair" de François Hollande dans notre pays. En ce mois creux et caniculaire, la presse indépendante va-t-elle nous offrir un nouveau feuilleton El Mouradia, alors que la série linguistique s'essouffle, faute de combattants. 

Alors que la guerre des langues tire à sa fin, ce matin un quotidien indépendant semble planter le décor du nouveau feuilleton. "Nous vivons dans un pays malade, géré par la rumeur et l’opacité la plus totale, à l’image de la Corée du Nord" affirme l'éditorial d'El Watan. La une est menaçante : "Les ennemis à visage découvert", mais en petits caractères, on apprend que ces ennemis ce sont des paricipants aux débats sur la réforme de l'Ecole. Le caractère outrancier du "quotidien de référence" n'est pas sans conséquence sur la sensiblité de ses lecteurs. On peut lire cette annonce postée ces derniers jours : "El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants".

Les réservistes du DRS montent au front

Le quotidien Liberté titre ce matin : "Un ex-officier des Services de Renseignement l’a déclaré “Oui, il y a un conflit entre la Présidence et le DRS”. Mohamed Khalfaoui, ancien du DRS devenu "expert" médiatique conteste la prépondérance constitutionnelle du président de la République qu'il met sur un pied d'égalité avec le service de renseignement de l'armée, affublé du statut d'institution. Il estime que le conflit entre “les deux institutions va engendrer un dysfonctionnement et, à ce moment-là, ce sera dangereux”.

"Quelque chose qui ressemble à un coup tordu se prépare assidûment en cet été 2015 dans les arcanes du pouvoir en Algérie" annonce l'éditorialiste du Matin-dz. Ahcène Bettahar affirme : "Le chef de l’Etat a eu le temps pour méditer sur sa succession, et il doit avoir maintenant une idée assez précise sur le nom de celui auquel il transmettrait volontiers le flambeau. Nul besoin, d’ailleurs, de voir dans une boule de cristal pour deviner qu’Abdelaziz Bouteflika verrait d’un bon œil son frère Saïd lui succéder à la magistrature suprême (...). Il a changé de tactique, il a apparemment opté pour les coups tordus. Les coups tordus ont ceci de particulier qu’on ne les voit pas venir ; quand on s’en aperçoit, il est déjà trop tard. Gare aux distraits !

Le pronostic de Kamel Daoud

"Avant de partir en vacance, Bonnes vacances", c'est sur cette phrase que Kamal Daoud conclut sa chronique ce matin. Il laisse une contribution au feuilleton de la succession. "Pour le moment, écrit-il le régime a même peur de lui-même et de ses hommes. Gaïd Salah est allé trop loin dans sa mission de revanche contre les janviéristes. Toufik est sans descendance. La formule Saïd Bouteflika est tout simplement folle et l'option Ouyahia est un affront et Saïdani ne sera pas président car il y a une différence entre orchestre et chef d'orchestre. Et encore plus entre une musique et un instrument. Curieusement, le régime ne semble disposer que l'option Sellal. L'homme traîne la réputation d'un mauvais communicateur selon les canons de la propagande officielle, mais il parle algérien et maîtrise l'art rare de ne pas faire de la politique et de ne pas avoir d'ambition pour sa personne. Sans marquage partisan, il peut offrir la seule issue possible à l'équipe Bouteflika".

A suivre...

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