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Publié par Saoudi Abdelaziz

Leurs deux dirigeants syndicaux sont toujours licenciés et la direction refuse toujours de négocier sur les revendications. Durcissant leur action, les salariés de l’entreprise Ampta, ex-Tuberie sans soudure ont bloqué, hier, dès 7h du matin, les quatre accès principaux du site sidérurgique d’El-Hadjar. Y a-t-il d'autres motifs dans leur exaspération?

Le correspondant de Liberté assez alarmiste parle de "coup de force". Il semble observer les choses avec les lunettes "des cadres dirigeants algériens et expatriés inquiets de la tournure que pouvait prendre l’événement". Dramatiquement, il annonce que ces cadres "ont préféré se regrouper au sein de la résidence Solb de Chaïba, située à quelques kilomètres de leur lieu habituel de travail, pour tenter de gérer la situation générée par ce conflit".

L'Ampta a un statut à part dans le complexe sidérurgique. C'est la seule unité de production à rester sous le contrôle décisif d'ArcelorMittal. Rendant compte du blocage du complexe par les grévistes, L’Éconews observe que "l’Ampta est la seule unité où le partenaire étranger détient 70% des actions et l’Etat de 30%, alors que toutes les autres unités du Complexe Sidérurgique d’El Hadjar sont soumises à la règle 51/49."

Ampta, vache à lait de Lakshmi Mittal?

A l'Ampta, on fabrique des pipes sans soudure, surtout pour Sonatrach. L'acier matière première n'est plus coulée à Annaba, car ArcelorMittal, après 14 ans de gestion sans partage du complexe, lègué des hauts-fourneaux hors d'usage. Elle n'a pas encore réussi à le réparer, contrairement à ArcelorMittal-Europe qui a acquis des hauts-fourneaux en Pologne et les a rénové en y mettant 40 millions d'euros. C'est d'ailleurs de l'usine polonaise de Dabrowa Górnicza que provient l'acier utilisé par l'atelier Ampta.

Cette situation est-elle auss à l'origine du mouvement sociale à Annaba? "Les travailleurs et leurs représentants AMPTA justifient la radicalisation de leur mouvement par la dénonciation de certains faits économiques graves" affirme A. Bouacha dans Le Soir d'Algérie. Il  cite un communiqué du syndicat : «En fait, notre filiale n’est rien d’autre qu’un faire-valoir pour permettre à ArcelorMittal de bénéficier d’importants avantages fiscaux et autres. En parallèle, ils maintiennent en activité notre filiale pour justifier l’importation en devises et la commercialisation en Algérie de produits issus d’autres filiales à travers le monde».

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