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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ouyahia a-t-il pris du grade?

Difficile de savoir car les médias n'ont pas lu de la même manière le journal officiel qui fixe le nouvel organigramme des services de la présidence.

Ce matin, Le Temps d'Algérie titre spectaculairement à la une "Présidence. Ouyahia prend du galon". Le journaliste politique Hassan Moali qui est passé d'El Watan au quotidien de Ali Haddad écrit : "De fait, Ahmed Ouyahia voit sa cote grandir de façon substantielle dans l'organigramme de la présidence de la République".

Son ancien quotidien  El Watan est d'accord:  "De nouvelles directions sont rattachées au cabinet : L’assise de Ouyahia est élargie". Ali Boukhlef explique : "Ces nouveaux ajustements dans l’administration présidentielle renforcent ainsi l’influence d’Ahmed Ouyahia, dont le rôle était jusque-là limité à la gestion du cabinet de la présidence de la République".

Le site  TSA- Algérie, a une interprétation très différente et titre:  "Bouteflika retire à Ouyahia la direction de la sécurité et de la protection présidentielle" . Ryad Hamadi écrit : "Avec cette nouvelle modification, la Direction générale de la sécurité et de la protection présidentielle ne dépend plus du directeur de cabinet du président de la République. Ce nouveau changement intervient 20 jours après le double limogeage du général Ahmed Moulay, chef de la garde républicaine, et du général Djamel Kehal Medjoub, responsable de la protection présidentielle. Le nouveau décret ne fournit aucune précision concernant la structure de  la présidence de laquelle va dépendre la protection présidentielle".

"Cafouillage médiatique autour des prérogatives d’Ahmed Ouyahia à la présidence de la République" titre de son côté Algérie-patriotique. M. Aït Amara explique : "Ces médias – hormis le quotidien arabophoneEl-Khabar –, ont cru déceler un renforcement des attributions d’Ahmed Ouyahia à qui auraient été rattachées «quatre nouvelles directions», toutes techniques du reste, alors que le Président lui a, en fait, retiré une des cinq qui étaient rattachées au directeur de cabinet depuis 2001. La Direction de la sécurité et de la protection présidentielle (DSPP) passe, en effet, sous la coupe du commandant de la Garde républicaine et ne dépend plus ni du DRS (sur le plan opérationnel) ni du directeur de cabinet (sur le plan administratif)".

Garde à vue chez les militaires

Y a t-il eu des changements dans les prérogatives de la police judiciaire du DRS dans les nouveaux amendements du Code de procédure pénale? A cette question Me Khaled Bourayou répond: "Dans les anciens textes, on parlait des officiers de la sécurité militaire. Dans l’ordonnance, on parle des officiers des services militaires de sécurité. Concrètement, cela veut dire que ce n’est plus les services du DRS mais de l’armée qui ont la qualité de police judiciaire et qui peuvent donc mener des enquêtes. Dans cette ordonnance, il est précisé que la garde à vue ne peut avoir lieu que dans les locaux destinés à cet effet, préalablement connus du ministère Public et garantissant le respect de la dignité humaine. Le Procureur territorialement compétent est informé des lieux de gardes à vue qu’il peut visiter à tout moment.Cette rédaction maladroite fait clairement allusion aux gardes à vue pratiquées dans les locaux de la police judiciaire de la sécurité militaire. On a également ajouté un point important. Le Procureur peut désormais désigner d’office ou suite à une requête d’un membre de la famille du prévenu un médecin qui examinera ce dernier à n’importe quel moment des délais prévus".

Patron et économiste: la double casquette de Slim Othmani 

Analysant la baisse du dinar par rapport aux devises fortes, Slim Othmani, patron de NCA Rouiba et du think tank libéral Care, affirme sur le journal électronique TSA-Algérie :"Cela était prévisible depuis très longtemps et cela est normal ». La cause: les augmentations de salaires de 2011. « Forcément, ils allaient récupérer cela à un moment donné », assure-t-il. « Une fois que le front social s’est calmé, la seule façon de récupérer est la dévaluation du dinar. Les choses se sont accélérées avec la chute du prix du baril et les perspectives de recettes qui ne sont pas brillantes», explique le patron-économiste.

Le même jour, le site HuffPost-algérie met en relief le  faible pouvoir d'achat des salariés algériens, en rendant compte d'études récentes. Extrait:

 "En terme de pouvoir d'achats, le pays voit rouge et dégringole à la 40e place (55.32), soit faible de 44.68% par rapport à la même ville de référence. Le pays est juste derrière la Tunisie, 39e avec un pouvoir d'achat de 54.64 soit 45.36% moins que New York, et devant le Maroc, 41e, avec un pouvoir d'achat de 55.70 (44.3%). Rappelons que le rythme d'inflation annuel en Algérie a grimpé jusqu'à 5% en juin 2015, contre 4,8% et 4,5% en mai et avril derniers selon les chiffres de l'Office National des Statistiques. L'indice des prix à la consommation a aussi connu une croissance mensuelle de 0,5% par rapport à mai 2015. Pour les biens alimentaires, cet indice des prix a enregistré une hausse de 0,7% sur la même période de comparaison, qui a été induite principalement par une variation haussière des prix des produits agricoles frais (+1,1%) et des produits alimentaires industriels (+0,3%), avait rapporté l'ONS, cité par l'APS".

Question du blogueur: comment défendre et améliorer le pouvoir d'achat des salariés?

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Lahlou 17/08/2015 22:38

Bonne questipn ! Malin qui pourra apportter une. reponse unique. mieux repartir la valeur ajputee; augmenter la production et baisser les prix au detail; eliminer la speculation; racourcir la chaine des ontermediaires entre producteurs et consommateurs finaux. Tout cela exige une administration competente et saine et une organisation des salaries combative etrngagee pour un projet de societe. solidaire et democratique