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Publié par Saoudi Abdelaziz

Côte jijélienne. Photo Condjador

Côte jijélienne. Photo Condjador

De tout un peu

La chronique du Condjador

Jijel, 13 août 2015

Cet été, les poissonneries de Jijel, comme celles des autres villes du pays sont inondées de poissons de toute espèces , importés d’Espagne : dorades, moustel, corbay, pagre et gabio(morue  vendue comme merlan-même les marines pêcheurs se trompent à cause de la grande ressemblance). 

Le poisson importé coûte beaucoup moins cher que  le poisson locale.  A Jijel, les estivant en raffolent  puisqu'ils prennent pour du poisson frais , pêché localement. Les mareyeurs rajoute leurs blabla et tout le monde est contents.

Pendant ce temps, le marin pêcheur  reste sur les quais comme du poisson invendu. Non représenté, non écouté,  il vit au gré des marée des pleine lune, du mauvais temps et de la bureaucratie toujours écrasante (voir mon article  sur les revendications des marins pêcheurs).

Quel honte! Le garde de pêche interdit aux bateaux  jijélien ou algérien de pêcher le thon.  Lorsque des bâteaux ont eu la chance de capturer quelques pieces de thon, on les vend sur  le quai d’accostage comme si  le raïs a commis un vol ou un grave délit . Parce que si kerface du ministère a été tchipi pour vendre les quotas de l'Algérie au plus offrant?   

Pendant qu'on arnaque les consommateurs  avec cette marchandise importée en sachet de plastique et caisses en carton puis décongelée et placée  dans les caisse en bois, de pauvres jeunes sont interdits de sortir en mer. On leur refuse le livret de pêche parce qu' ils ont un casier judiciaire. Faire de la prison et payer sa dette envers la justice n'est pas sufisant pour être quite administrativement. Ces mêmes personnes vont travailler au port de Boudis comme mousses et sortent en mer sans être assurés. Ils sont utilisés par les raïs comme marins de secours en cas d’absence de membres de l’équipage. 

La pêche et l'agriculture sont  rassemblées dans un même ministere, mais ces deux choses sont complètement différentes,  dans le coté culturel et industriel et pour couronner le tout on leur ajoutent le développement rural. C'est une une forme de condamnation à mort de tous, un portail grand ouverts pour les opportuniste et les corrompus. Dans toutes les cultures à travers le monde,  les gens de la côte et les gens de la ruralité sont complètement  différents*. Chacun est meilleur  dans son domaine, dans son patrimoine culturel et professionnel  et chacun est nécessaire envers la société.

Le bon sens commande de séparer l'administration de la pêche de celle de l'Agriculture et du développement rural.  Mais à qui parler quand on est commandé par des sourds.

Ci joint quelques photos prise cette semaine au cours d'une balade en moto sur la côte jijélienne.

 

*De l'autre côté de la Méditerranée, en France la pêche est rattachée au ministre de l’Écologie et du Développement durable (Note du blog) 

 

 

 

 

 

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Lahlou 16/08/2015 13:49

Votre remarque sur la difference entrr marins-pecheurs et.agriculteurs. etait pertinennte avant que la production halieutique ne soit industrialisable ( en pleine mer ou sur le contonent) .
Le probleme est que la production halieutique (poissons sauvages) suppose une organisation "sur terre" qui s'appuie sur le professionalisme.Conditon difficile a satisfaire. lorsqu'on a eradique cette categorie socio-professoonnellle au profit des bureaucrates et detenteurs d'argent d'origine souvent douteuse. Tant quenos pecheurs ne s'aventurent pas en haute mer (peche hauturiere) ce secteur sera un wagpnau lieu d'etre une locomotive.