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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"Aujourd’hui, nous craignons d’être oubliées par les pouvoirs publics, car nous avons su que des logements ont été distribués mais en sourdine.» 
 

Les femmes divorces protestent, sit-in devant la daïra

Par N. Benouar, 19 août 2015

Elles se sont rassemblées devant le siège de la daïra de Constantine, sis au boulevard Belouizdad pour protester contre certaines pratiques des responsables de comités de quartier qu’elles dénoncent de les avoir exclues des listes de bénéficiaires de logements sociaux.
Une pratique qui met mal à l’aise ces femmes, seules, et livrées à elles-mêmes et qui n’ont pas trouvé une oreille attentive auprès de la daïra de Constantine, puisque le chef de daïra est en congé, l’intérimaire, étant celui de Hamma-Bouziane, mais ne fait que gérer les affaires courantes tandis que le secrétaire général se trouve au niveau du cabinet du wali. 
Ce qu’elles revendiquent, c’est un logement social dont elles détiennent pour la plupart un récépissé de la daïra de Constantine, et ce, depuis deux ans. Saliha est l’une des revendicatrices qui clame son désarroi : «Notre condition sociale est des plus précaires, être divorcée dans notre société est en soi une tare que nous vivons amèrement, chacune de nous vit au sein de sa famille, avec des enfants, nous travaillons dans divers ateliers dans la crainte de lendemains incertains.Nous aspirons à un logement social qui nous permettra d’entreprendre notre avenir avec plus de sérénité. Aujourd’hui, nous craignons d’être oubliées par les pouvoirs publics, car nous avons su que des logements ont été distribués mais en sourdine.» 
En effet, c’est la raison pour laquelle ces femmes ont tenu à faire valoir leur droit pour l’acquisition d’un logement et cette peur se trouve justifiée par le nombre qui dépasse les 1 200 demandeuses. Sereines, elles assurent qu’elles peuvent patienter encore, mais devant certaines pratiques occultes, leur crainte s’accentue, notamment avec l’octroi de logements pour les chefs de quartier censés les représenter.
Source
: Le Soir d'Algérie

 

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