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Publié par Saoudi Abdelaziz

En réaction à la baisse des ressources financières publiques, le Premier ministre a présenté hier les priorités économiques et sociales de son gouvernement. Il faut bien sûr attendre les décisions concrètes pour évaluer la stratégie retenue.

EXTRAIT:

(...) La baisse des cours pétroliers sur les marchés internationaux a été brutale et soudaine. Nombre d’analyses convergent vers l’étalement de cet épisode baissier sur une période plus au moins longue avant des remontées prévisionnelles.

 L’économie mondiale traverse une zone de turbulence qui risque de s’étaler dans le temps. L’équation qui se pose à nous est simple : faire traverser au « navire Algérie » cette tempête, en continuant à moderniser notre pays et à le doter d’infrastructures socio-économiques tout en préservant les acquis sociaux et en puisant le moins possible dans notre trésor de famille constitué de nos réserves.

 L’étalement de la baisse des cours pétroliers aura pour conséquences la contraction des ressources du Fonds de régulation des recettes et l’accroissement de la dette publique interne. La situation est plus tendue pour les finances publiques que pour la balance des paiements. Cela plaide pour des actions en matière de rationalisation des dépenses publiques et le développement du marché des capitaux.

Nos marges de manœuvre budgétaires et financières nous permettent d’aborder avec sérénité la situation, mais elles ne doivent pas être avancées pour justifier le statu quo. Il ne faut ni s’alarmer, ni s’endormir, mais bouger dans la bonne direction avec ambition et courage.

 La conjoncture actuelle est certes difficile mais elle offre aussi une excellente opportunité d’introspection et de prise de décisions audacieuses pour construire une nouvelle vision économique et modifier nos modes de fonctionnement et de régulation.

 Au lieu et place de l’austérité, nous optons en Algérie pour la croissance et la relance économique. Des actions de rationalisation sont et seront menées pour mieux maitriser les dépenses de l’Etat et elles seront étendues aux collectivités locales dont nous attendons la même discipline dans l’allocation et l’utilisation des deniers publics.

 Des mesures de réajustement ont été décidées pour rationaliser la dépense publique et mieux maîtriser le commerce extérieur et les flux de capitaux. Cependant le Chef de l’Etat a été clair dans ses directives au Gouvernement afin de préserver le pouvoir d’achat des Algériens et poursuivre l’effort en matière d’action sociale et des programmes dans les domaines de l’emploi, du logement, de la santé, de l’éducation.

Pour réduire le flux des importations, une définition plus précise a été fixée pour les filières préférentielles à haute valeur ajoutée et en capacité à contribuer à la modernisation du pays et au transfert de technologies. Une action est également menée sur la structure et les modes d’attribution des contingents d’importation.

 Les dispositions de la loi de finances complémentaire pour 2015 et celles de la loi de finances pour 2016, actuellement en cours d’élaboration, vont dans cette direction à savoir l’optimisation des recettes du budget de l’Etat, le soutien aux entreprises, la facilitation de l’investissement ainsi que l’encouragement du secteur national productif, et rester dans une perspective de croissance.

 En 2016, le gouvernement présentera un budget qui table sur une croissance de 4,6% (en hausse d’un point par rapport à 2015) et dont les dépenses globale seront en baisse de près de 9%, sans pour autant entraver la réalisation du programme de logement (approbation des marchés de 22.000 unités rien que mercredi passé) ou les recrutements dans les secteurs de formation et de santé qui enregistreront l’ouverture de près de 10.000 nouveaux postes budgétaires (...).

 Texte intégral : Agence APS

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