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Publié par Saoudi Abdelaziz

Schäuble, Charon de l'Europe, Quotidien des Rédacteurs, Athènes le 12 juillet

Schäuble, Charon de l'Europe, Quotidien des Rédacteurs, Athènes le 12 juillet

« L’Europe prend sa revanche sur Tsipras » titre ce matin le Guardian. François Leclerc qui a suivi de très près l'évolution des positions de l'Eurogroupe écrit : "En attendant la suite, la démonstration de force qui a été opérée soulève le cœur. La Grèce ne va pas sortir de l’euro, mais c’est au prix de la poursuite de son effondrement. Ceux qui s’en prévalent feraient mieux de ne pas pavoiser. Leur conception de l’Europe est désormais l’objet d’un profond malaise qu’ils ne pourront pas estomper. La crise politique va pouvoir se donner libre cours, en Grèce et dans toute l’Europe. C’est le prix que les créanciers vont devoir payer".

D'Athènes, Panagiotis Grigoriou sous le titre "Atrocités allemandes" rapporte trois analyses dans Syriza à l'annonce du coup d'Etat financier.

Alexis Tsípras: Nous avons donné une énorme bataille. Le peuple grec peut continuer alors à se battre. Mais nous avons évité le pire. Finalement, la gestion des biens publics grecs ne sera pas transférée en dehors du pays. Nous léguons en Europe cette volonté de changer. Les mesures à adopter apporteront la stagnation, sauf que les fonds expressément prévus en faveur du développement feront j’espère la différence et les investisseurs reviendront". 

Davanelos, membre du Comité central Syriza: C’est la fin de toute une stratégie pour Syriza déclare  Donc en cas d’adoption d’un tel accord, c’est alors la rupture du lien entre la société grecque et Syriza (...) En cas de crise majeure, il faut revenir aux règles fondamentales et ainsi décider en comité central et non pas autrement. Syriza est en ébullition, au niveau local et régional, nous nous reprenons, car il ne faut jamais oublier que la charte et le règlement intérieur de Syriza, où il est écrit noir sur blanc: Syriza est un parti pour lequel les intérêts du plus grand nombre et du monde du travail doivent être toujours et sans faille défendus. Alors, où allons-nous?”.
Pour mon ami F., Syriziste depuis... les années 1960, “c’est tout de même d’une victoire qu’il s’agit. La zone euro est un château branlant et cela se voit. L’Allemagne a certainement emporté sa dernière partie du jeu. Tôt ou tard, les autres peuples et nations se rebifferont contre l’imperium germanique. La brèche a été ouverte. L’essentiel est que Syriza reste au pouvoir et qu’à la prochaine occasion la bataille reprendra. La radicalisation des opinions en Grèce et en Europe fera le reste (...) Après cinq mois de Syriza/Anel au pouvoir en Grèce, rien n’est tout à fait comme avant. Attendons, patentons et préparons le peuple et la Résistance d’en bas. Y compris en réorganisant notre économie autrement et enfin être prêts à quitter la zone euro dans d’autres conditions. Je le conçois, Syriza a pu commettre une erreur fatale: pas de ‘Plan-B’, pas de préparation”.

Source : Greekcrisis

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