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Publié par Saoudi Abdelaziz

La nouvelle banque de développement créée par les pays émergents des BRICS sera rapidement opérationnelle et sera capable de financer des projets dès l'an prochain. Dotée d'un capital de 50 milliards de dollars, elle sera installée à Shanghai. Présidée par Kundapur Vaman Kamath, un vétéran du secteur banquier indien, elle doit commencer à donner des prêts l'an prochain pour des projets d'infrastructures. Parallèlement, un fonds de réserve de change commun de 100 milliards de dollars a été créé. La perspective  à terme est d'arriver à 500 milliards.

« On entre dans le concret !  Ce sont les premières matérialisations du concept BRICS» confie l'homme d'affaires brésilien José Rubens de La Rosa à  l'envoyé spécial à Oufa du journal économique Les Echos. La nouvelle banque de développement financera des projets énergétiques, de transport ou de développement industriel. 50 projets sont déjà sélectionnés, parmi lesquels  la création d'un centre de recherche sur les énergies.

Elargissement des manoeuvre de manoeuvre 

Les décisions du sommet d'Oufa préfigurent les contours d'une nouvelle géo-économie mondiale, marquée par élargissement des "marges de manoeuvre" des pays qui aspirent à développer de manière indépendante leurs économies. L'histoire contemporaine de l'Algérie indique l'importance de ces marges. L'économie algérienne avait en effet bénéficié, lors de la récupération des hydrocarbures et du lancement de l'industrialisation, de l'existence du pôle économique soviétique, faisant contrepoids à la main mise et au chantage français et occidental. Le "camps socialiste" avait permis de faire face aux tentatives néocoloniales.  L'Algérie avait navigué avec un relatif succès entre les deux "camps". Jusqu'à la fin des années 70, où  les Russes deviendront progressivement incapables, pendant les 30 qui suivront, d'opérer les changements radicaux devenus incontournables: renouveler radicalement les forces productives, libérer l’énergie humaine contrainte dans un système politique devenu stérile. La disparition de ce contrepoids  a sans doute joué un rôle décisif dans le tournant opéré dans les années 80,  conduisant à un nouvel enfermement néocolonial de notre pays... 

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