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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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"Le ratage de l'Algérie est en grande partie dû à l'état d'indignité où a été placée l'élite algérienne".C'est la conclusion d'un article de Saïd Djaafer paru le 25 juillet 2015 dans Le HuffPost-Algérie intitulé : "Après Belkhadem, Benyounes ou les servitudes de "l'animation politique" dans une Algérie bloquée".

EXTRAIT

Humilier son intelligence

Le système n'a jamais accepté qu'il y ait de vrais hommes politiques. Il accepte des serviteurs, des profiteurs, il peut même supporter des cabotins et des hurleurs, mais des hommes politiques, au sens moderne du terme, il n'en veut pas.

Toute une génération d'Algériens instruits, âgés entre 40 et 60 ans, des femmes et des hommes politiques potentiels qui auraient dû être aux commandes du pays - et à son service - se sont heurtés à cette logique qui leur impose un auto-asservissement.

Pour exister dans ce système, il faut humilier son intelligence. Beaucoup, on ne le dira pas assez, ont choisi de ne pas humilier leur intelligence. Le plus souvent en choisissant de quitter le pays ou de rester en marge afin de ne pas avoir à se soumettre aux logiques d'un système à la rationalité très "spécifique".

Ces élites auraient pu donner des politiques qui agissent énergiquement sur une scène politique sérieuse. Ce n'est pas le cas. L'option offerte, la seule, était de jouer la partition fixée ou de se faire bâillonner.

Cette génération, encore marquée par le combat du mouvement national et la guerre d'indépendance a, aujourd'hui, le sentiment d'avoir tout raté. Elle est entre l'exil, le silence (un exil intérieur) ou dans le cynisme rentier. Le ratage de l'Algérie est en grande partie dû à l'état d'indignité où a été placée l'élite algérienne".

Texte intégral : HuffPost-Algérie

 

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