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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Depuis 1999,  Bouteflika a pris tous les pouvoirs et l’armée ne se mêle plus de politique" affirme Ali Benflis dans un entretien avec Pierre Puchot publié sur le site de Mediapart. Il ajoute que "l’armée n’a plus aucune influence sur la politique algérienne "

EXTRAITS

Pierre Puchot. Qui gère le pays, en ce cas ? Est-ce le premier ministre, la famille du président, l’armée, comme on l’entend souvent ?

Ali Benflis. Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que le président Bouteflika n’est plus en mesure de gouverner. Quand il est arrivé au pouvoir, en 1999, il avait pourtant promis : « Je ne veux pas être un trois quarts de président. » Qu’a-t-il fait ensuite ? Il a révisé la Constitution, enlevé la limite des mandats, repris des attributions au chef du gouvernement, etc., pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, comme Staline. Depuis, le président algérien nomme jusqu’au secrétaire général de la commune la plus perdue d’Algérie ! Aujourd’hui, il a tout entre ses mains, mais il est malade et il ne peut rien déléguer. Il faut que cela cesse. Car le pouvoir ne pouvant plus être exercé au sein des institutions, le pouvoir s’exerce désormais dans les cercles extraconstitutionnels, de la mafia, de l’argent sale, des proches du président, la police politique…

Qu’entendez-vous par « police politique » ? Est-ce le Département renseignement et sécurité [DRS], une structure au sein de l’armée que beaucoup d’observateurs accusent de diriger le pays en sous-main ?

Pas du tout. Depuis 1999, Bouteflika a pris tous les pouvoirs et l’armée ne se mêle plus de politique, les gens se trompent.

Vraiment ? Malgré l’histoire de l’Algérie, qu’elle a dominée, et tous les débats ces derniers mois autour du DRS, vous estimez que l’armée n’a plus aucune influence sur la politique algérienne ?

Parfaitement.

(NB. Rabi ya'lem)

Source: Mediapart

 

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karim 17/06/2015 02:17

Et comment pourrions-nous se fier à un politique qui se déclare incapable de savoir qui préside son pays.C'est un handicape moral ,politique et intellectuel,encore plus dangereux que le malaise physique du président, qu'il accuse d'inapte!