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Publié par Saoudi Abdelaziz

On prête au gouvernement l'intention de faire voter par le parlement l'amnistie fiscale. En échange d'un petit pourcentage à verser à l'Etat, l'argent accumulé frauduleusement pourra ainsi remonter fièrement à la surface. "Les gros accumateurs primitifs qui ont réussi la prouesse d'empêcher l'Algérie d'avoir une économie" seraient dorénavant sur le haut du pavé.

La chose se ferait, dit-on, à l'occasion de l'adoption par le Parlement de Loi des finance complémentaire (LFC). En attendant cette LFC, le gouvernement a décrété que «Les banques ouvriront leurs guichets à partir du 1er juillet prochain pour recevoir tous les fonds qui sont hors circuit bancaire». Prélude de l'amnistie? Le nouveau ministre des Finances botte en touche; et explique que ce "décret avait pour unique objectif de faciliter les transactions aux citoyens et d’intégrer dans la sphère légale les fonds qui sont hors circuit bancaire. Il ajoute "qu’il ne s’agissait nullement d’amnistie fiscale."

On sait que depuis le début de l'année, par le biais de journaux quotidiens et de sites d'information, des experts ayant le fil du système à la patte, préparent l'opinion. Présentant ces expertises nous écrivions en avril dernier: "La recherche d'une voie néolibérale à l'Algérienne explore le chemin du blanchiment officiel de l'argent sale".

 Ils ont ponctionné et transféré frauduleusement à l'étranger une part importante du revenu pétrolier pendant des décennies. Ils ont masqué ces transferts grâce aux multiples ficelles et paradis fiscaux de l'ultralibéralisme mondial. Pendant ce temps, au bled, d'autres malfaiteurs économiques en tête desquels les concessionnaires automobiles ont transféré illégalement lzurs bénéfices à l'étranger. Tandis qu'un grand nombre de soutiers ont constitué des stocks immenses de dinars, prélevés sur les importations gérées dans les circuits informels. Une autre catégorie de prédateurs, certes plus bénigne, s'est dispensée de déclarer les salariés détornant ainsi les cotisations patronales aux caisses d'assurance sociales. Les futurs bénéficiaires de l'amnisitie seront donc "les gros accumulateurs primitifs qui ont réussi la prouesse d'empêcher l'Algérie d'avoir une économie" note Mohamed Saadoune en conclusion de son article publié hier soir par le HuffPost-Algérie 

Dans "Chronique de la mort annoncée du "Mine Ayna Laka Hadha": l'amnistie fiscale arrive". Le journaliste écrit d'emblée : "Le fameux "Mine Ayna Laka Hadha" (d'où tiens-tu cela), ce mot d'ordre subversif -mais vain?- qui contestait la légalisation et la légitimation de "l'accumulation capitaliste primitive" à la sauce algérienne n'a jamais été vraiment mis en pratique".

Ce qu'il faut quand même dire c'est que le "d'où tu tiens cela" n'est pas une création algérienne. C'est le fondement de la fiscalité de presque tous les pays, à l'exception des paradis fiscaux. En blanchissant de l'argent noir, le pouvoir algérien contrevient aux normes internationales.

Ce principe fiscal, poursuit le journaliste : "est désormais définitivement enterré avec le projet "d'amnistie fiscale" prévu, selon des fuites dans les médias, dans la loi de finance complémentaire. Cela reste encore à confirmer officiellement mais c'est "tendance". Exit donc ceux qui réclamaient qu'on pose des questions sur l'enrichissement -sans cause- et des fortunes rapides". 

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