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Publié par Saoudi Abdelaziz

Elle fut la première condamnée à mort. Djamila Bouazza nous a quittée hier

Elle a vécu et puis est morte à l'écart des fastes de la nomenklature. A l'âge de 78 ans, L'ancienne militante de la Bataille d'Alger  s’est éteinte hier à l’aube, à la clinique El Azhar d’Alger. C'est son mari Boussouf Abboud qui a rendu publique la nouvelle.

A l'âge de 19 ans, elle avait reçu pour tâche de poser le 26 janvier 1957 une bombe à la terrasse du Coq Hardi, une brasserie du centre d'Alger. Aux côtés de Djamila Bouhired, Djamila Bouazza a été condamnée le 15 juillet 1957 à la peine de mort par le tribunal permanent des forces armées d’Alger.

La mobilisation menée par son avocat Jacques Verges et par l'écrivain Georges Arnauda permis que sa peine soit commuée en travaux forcés à perpétuité.

Après l'indépendante, Djamila Bouazza s'était tenue à l'écart des activités de la nomenklatura . Son mari Boussouf Abboud, qui s'opposa activement au coup d'Etat du 19 juin, a évoqué un épisode de la vie de l'ancienne condamnée à mort : "Lorsque j’ai été enlevé par l’organisation qui s’intitule « Sécurité militaire », le 27 septembre 1983, en même temps que d’autres patriotes algériens, mon domicile et notre commerce, appartenant à ma femme, furent totalement saccagés par les agents de cette organisation. Elle confisqua – ou ils confisquèrent – tout document qu’elle trouva chez nous, qu’il soit d’ordre personnel, familial ou professionnel. Elle emporta trois cartables et trois grands cartons pleins, y compris les albums photos de nos enfants, le registre du commerce, les factures d’achat et de vente, les pièces relatives à notre activité pendant la guerre de libération, etc. A partir de ce jour, ma femme Djamila Bouazza, qui fut la première jeune fille condamnée à mort par les tribunaux militaires du colonialisme en 1957, fut privée de toute ressource pour vivre et subvenir aux besoins de nos enfants".

Rectificatif. Sakhra et d'autres lecteurs nous ayant signalé que nous avons illustré par erreur avec la photo de Djamila Bouhired, une autre condamnée à mort, nous avons rectifié. 

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Abdelhamid Trabelsi 04/07/2017 18:55

Je me suis toujours demandé pourquoi est-ce que l'Algérie d'après l'indépendance n'a pas honoré comme il le fallait les grandes héroïnes de la lutte contre le colonialisme et dont le nom figure en grand comme des symboles dans le monde entier.

kenza 30/06/2016 20:34

Une grande perte pour l'Algérie en a besoin de ses gens la .rabi yarhamha

camaret 16/06/2016 04:02

Je me souviens tres bien de cette histoire .Pierre CAMARET

Azzedine 14/06/2016 16:52

Elle a sacrifié sa jeunesse,sa beauté pour la noble cause ,elle restera toujours dans l'histoire

renard 14/06/2016 05:35

il faudrait bcp de gens comme elle.

jeef 14/06/2016 01:06

nomenclature