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Publié par Saoudi Abdelaziz

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« Il est désormais clair pour nous que la Centrale syndicale a bel et bien choisi son camp. Le camp de l'administration, pas celui des travailleurs, malheureusement. Non seulement en épousant la vision de la direction de la Setram, mais en plus, si cela se confirme, en tentant d'évincer les représentants légaux des travailleurs de la Setram d'Oran, » estiment des sources syndicales locales. Question du blogueur: Que faites-vous Mme Hanoune?

 

Aucune solution à l'horizon : Nouvelle marche des traminots d'Oran

Par Houari Barti, 16 mai 2015

Fin de semaine riche en rebondissements dans le conflit opposant les travailleurs de la Setram d'Oran à leur direction. Une réunion s'est tenue ce jeudi à Alger entre la direction générale de la Setram et une délégation du Conseil syndical de la Setram d'Oran composée de quatre membres en présence de représentants de la Centrale syndicale UGTA « sans donner beaucoup de perspectives aux revendications des grévistes », affirment des syndicalistes de la Setram d'Oran. « La réunion s'est achevée avec un seul mot d'ordre qui nous a été signifié par notre Centrale syndicale : il faut d'abord reprendre le travail pour pouvoir poursuivre les négociations ». L'autre rebondissement concerne une décision qui aurait été prise par la Centrale syndicale et qui porterait sur la suspension de leurs fonctions syndicales du secrétaire général et du chargé de l'organique du Conseil syndical de la Setram d'Oran. Une décision qui n'est pas encore officielle, affirment des sources syndicales, « vu qu'elle n'a été transmise qu'oralement aux concernés ».

« Il est désormais clair pour nous que la Centrale syndicale a bel et bien choisi son camp. Le camp de l'administration, pas celui des travailleurs, malheureusement. Non seulement en épousant la vision de la direction de la Setram, mais en plus, si cela se confirme, en tentant d'évincer les représentants légaux des travailleurs de la Setram d'Oran, » estiment des sources syndicales locales en ajoutant qu' « on est désormais seuls face à l'administration. Un constat qui s'est vérifié ce jeudi à Oran lorsque des travailleurs grévistes ont été interdits par l'administration d'accéder au siège de l'entreprise, et ce en présence du directeur des transports de la wilaya d'Oran ». Une interdiction qui a été à l'origine du sit-in qui a été tenu par les grévistes dans la même journée devant le siège de la direction des transports. Face à ce durcissement de la position de l'administration, une nouvelle marche est programmée demain dimanche, à l'image de celle organisée en début de semaine dernière. Cette fois-ci, la marche démarrera du dépôt d'Es-Senia en direction du centre-ville avec comme destination finale le siège de l'Union de wilaya de l'UGTA, affirment les syndicalistes.

Pour rappel, les travailleurs de la Setram d'Oran sont en grève ouverte depuis le 1er mai dernier. Le conflit les opposant à leur direction sur des questions ayant trait notamment à des revendications salariales et de charge de travail se dirige depuis vers le pourrissement le plus total. « Plus de 500 employés, entre agents de sécurité, conducteurs, vendeurs de tickets, contrôleurs et mêmes des cadres administratifs sont menacés ouvertement de licenciement », avaient indiqué au Quotidien d'Oran des représentants des travailleurs. Ils affirment, en effet, disposer d'informations provenant de leurs collègues au sein de l'administration faisant état « de l'établissement, jusqu'à l'heure, de quelque 400 décisions de licenciement à l'encontre des grévistes ». Une information qui n'a été, à ce jour, ni confirmée ni infirmée par la direction. Depuis une semaine, les grévistes ont érigé une tente géante devant l'entrée du siège de la direction Setram à Sidi Maârouf. Les revendications des travailleurs se résument en deux points essentiels : assurer des salaires viables aux agents de sécurité et réduire le volume horaire de travail de 48 heures à 40 heures par semaine, conformément à la loi du travail. Les grévistes demandent également la réhabilitation de leur collègue « licencié abusivement », le paiement des heures supplémentaires effectuées durant les deux dernières années et le changement du plan de gestion de l'entreprise.

Le tribunal d'Es-Senia avait, au cinquième jour du débrayage, déclaré cette grève illégale.

Le Quotidien d'Oran

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