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Publié par Saoudi Abdelaziz

C'est le mot d'ordre en ce début d'année 2015. Pendant que le prix Nobel néolibéral Jean Tirole est invité à parrainer la formation des cadres du ministère algérien de l'Industrie, (tout en donnant sa bénédiction à la loi Macron annonçant la fin des CDI), la recherche d'une voie néolibérale à l'Algérienne explore le chemin du blanchiment officiel de l'argent sale.

 

« Près de 40 milliards de dollars en vadrouille: Mékidèche plaide l'amnistie fiscale pour les fonds hors circuits bancaires" , titre le quotidien Reporters-dz. Le vice-président du CNES explique à la chaîne3 : « Ces sommes ont grandement besoin d’être injectées dans le système productif. A un moment où le pays se trouve menacé par une crise économique aiguë, on a un besoin urgent de cet argent ». Mekidèche n'innove pas. Le politologue Nordine Grim écrivait déjà en février dans El Watan : "Des milliers d’hommes d’affaires ayant accumulé des fortunes colossales à la faveur de l’ouverture économique et commerciale des années 90 ne demandent qu’à placer leurs capitaux là où l’État ne peut plus le faire faute de ressources budgétaires". Il fait l'inventaire :  "Capitaux oisifs détenus par des milliers d’hommes d’affaires algériens (environ 55 000 importateurs déclarés, plus de 100 000 sociétés de services, un nombre incalculable de milliardaires opérant sur le marché informel, plus de 5000 millionnaires en dollars recensés par un magazine américain, etc.)"

Aministie des arriérés d'impôts, amnistie des cotisations sociales. C'est dans l'air du temps chez les décideurs et leurs experts voulant jouer la carte du néolibéralisme, et de la primauté à l'offre d'investissement. Il faut, selon eux, inciter les propriétaires de  chkara à sortir au grand jour. Cette mansuétude (inconstitutionnelle) des pouvoirs publics devant l'obligation de payer l'impôt est-elle une bonne pédagogie pour fonder une économie fonctionnant dans l'Etat de droit?

C'est sans doute dans ce même esprit consistant à "légaliser ce qui existe" que L' APS rapporte que Nouria Yamina Zerhouni, la ministre du Tourisme a adressé une instruction à tous les walis des régions côtières pour réserver deux tiers de ces espaces aux investisseurs privés et le tiers restant aux citoyens. "Se rendre à la plage pendant l’été est un loisir et un divertissement qui doit être accessible à tous " réagissait hier l’Association de protection et orientation du consommateur, et son environnement. L'Apoce rappelle le calvaire vécu par les familles algériennes l’été dernier en raison du diktat imposé par les « maîtres des plages ».

La décision du pouvoir s'accompagne d'une hypocrite invite aux APC à contrôler le respect des cahiers de charges, évacuant la responsabilité des pouvoir publics dans le respect du droit des citoyens aux loisirs et dans la protection du littoral algérien. Notre blog avait publié, l'été dernier, un article sur les conséquences de cette main-mise des intérêts privés sur la principale plage de Jijel.

 

Que ta main gauche ignore ce que fait la droite

Par Moufdi Zouheir, 7 août 2014.  Jijel.info

 Depuis quelques années consécutives, dès l’ouverture de la saison estivale à Jijel, à la suite de l’importance et de l’insistance du flux d’informations circulant de bouche à oreilles entre citoyens de Jijel au sujet de ce qui se passe en catimini sur la plage du Kotama, il s’avère, en effet, qu’il y a bel et bien une mafia qui ne dit pas son nom qui s’est installée, voilà un certain nombre d’années, composée des mêmes individus, opérant toujours à la même période de l’année.

Cette mafia est composée d’individus ayant une certaine influence dans le milieu officiel. Il y a lieu de dire forcément que ce sont là des gens sans principes, sans dignité aucune et encore moins possédant une once de personnalité. Ce sont des arrivistes opportunistes affamés des plus véreux ; dont le seul intérêt est d’amasser le plus d’argent possible. Ceci au détriment de leur statut et de leurs prérogatives, dont ils usent et abusent avec menaces à la clé.

En un mot comme en dix, il s’agit là d’un véritable gang organisé opérant sur le dos des honnêtes citoyens; profitant de leur situation statutaire officielle pour dépouiller tout le monde de la manière la plus honteuse qui soit, en empêchant toute intervention contribuant à mettre de l’ordre et de la discipline dans la ville.

Une anarchie est entretenue exprès faisant office de nuage de fumée empêchant de voir véritablement et clairement les choses pour en définir les causes et les effets. C’est l’amalgame savamment entretenu pour dérouter tout le monde en éloignant les soupçons éventuellement nourris à ce sujet par les citoyens de Jijel qui, effectivement, se posent mille et une question sur la pérennité e ce problème.

Les gens en vacances à Jijel, aussi bien que les résidents locaux, pensent innocemment qu’ils ont affaire à des voyous impénitents, comme il y en a tant dans les quartiers périphériques de la ville, qui profitent de la situation pour dépouiller leur monde de mille et une manière, en usant parfois de violences et de menaces clairement délivrées. Or, il s’avère que ces jeunes travaillent en collaboration avec cette mafia qui les couvre, à laquelle le plus gros des recettes et des bénéfices sont remis.

Ce pourquoi, chaque année, sur la plage du Kotama, lieu privilégié des exactions de cette mafia, nous voyons des khaïma, des barrières partout, des tables et des parasols qui fleurissent comme autant des champignons après une ondée, sans oublier le scandale du stationnement payant à travers toutes les rues et les ruelles de la ville, y compris les placettes et le moindre mètre carré disponible pour un stationnement. La ville est entièrement sous l’emprise de cette mafia.

Des prix usuriers, que même le plus véreux des banquiers juif aurait honte à appliquer, sont en usage à l’entrée de la plage du Kotama : 1.500 DA s’il vous plait pour mettre le pied sur le sable. Bonjour à la Californie jijelienne avec ses belles plages lumineuses, propres, et son superbe quartier de Beverley Hills jijel’s. C’est là ne vision fictive comparative pour mieux situer les choses. 200 Da donc pour on ne sait quoi et 800 Da pour une table et un parasol. La bouteille d’eau minérale est proposées à deux fois son prix : 70, 75 jusqu’à 100 da. Si vous êtes soupçonné de respirer plus d’oxygène que les autres, vous serez sans doute taxé à 200 da le mètre cube supplémentaire.

Une vraie folie relevant du cauchemar le plus délirant est en cours à Jijel, en ce moment même. Les touristes fuient chaque jour l’un après l’autre en jurant de ne plus remettre les pieds à Jijel devant autant d’abus et de dépassements impunis. C’est le règne de la force et de la menace. Quand on pense qu’ils s’agit de gens venant simplement passer quelques jours juste pour se détendre, s’aérer en se rapprochant de la mer. Un privilège qui, en définitive, leur coûte les yeux de la tête.

Le P/APC et son administration, bien qu’ils développent une activité légale concourant à empêcher le développement de ces actes scabreux, sont eux-mêmes bloqués et demeurent donc impuissants à mettre de l’ordre dans cette désastreuse et déplorable situation gangrenant la ville de Jijel tout le long de la saison estivale. (Hadik ett’behdila lel Jwajla. Oh, oh, oh).

Tout ceci pour que quelques messieurs s’en mettent pleins les poches et même les voir déborder d’argent, tant ils en récoltent d’une manière aussi peu reluisante ; étant imprégnés de leur puissance et de leur autorité, régnant sur la ville comme le faisait à Chicago des années trente Al Capone et sa bande de malfrats.

Des gens abusant de leur autorité et de leurs prérogatives pour empêcher toute action contribuant à mettre de l’ordre et de la discipline dans la ville, bloquant au départ toute directive en ce sens en usant de fallacieux prétextes tendant à faire croire que si les jeunes cessent d’être occupés à racketter les gens sous leurs ordres et protection, ils seraient capables du pire.

Or, rien de tout cela. Ce ne sont là que de simples menaces lancées en l’air pour abuser, impressionner et tromper les autorités situées à un plus haut niveau, avec lesquelles ces gens si peu recommandables et de triste renommée sont directement et officiellement en relation.

En conclusion : Au point où en sont arrivés les choses dans la ville de Jijel, on se pose d’abord la question de savoir si le ministère de l’intérieur est au courant de ce qui se passe à Jijel relevant de son secteur, ensuite l’autre question de savoir s’il ne faut pas véritablement recourir à l’intervention musclée de la gendarmerie nationale sur l’ensemble de la côte pour régler ce problème, et même aussi s’il ne faut pas mettre à contribution la garde civile nationale à l’effet d’éliminer définitivement ces gens encombrants, dont les méfaits sont assez peu honorifiques et entachent sérieusement la crédibilité de leur fonction.

En tant que citoyens soucieux du bon équilibre qui doit régner dans la ville de Jijel, de sa tranquillité et de sa sécurité, on est bien tentés de poser la question de savoir ce que font finalement les autorités concernés par cet aspect de la vie en général dans une ville, en l’occurrence la police, dont c’est le métier et les prérogatives pour veiller et faire impérativement régner l’ordre et la discipline, hormis le fait visible de régler seulement la circulation automobile ?

Source: Jijel info

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