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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mandat d'arrêt contre Leonidas Bobolas, éminent homme d'affaires grec accusé d'évasion fiscale. Photo DR

Mandat d'arrêt contre Leonidas Bobolas, éminent homme d'affaires grec accusé d'évasion fiscale. Photo DR

« le gouvernement Syriza d’extrême-gauche a dilapidé la bonne volonté de ses partenaires européens", car  il opère selon la conviction que « tout est politique ». Paul Jorion décortique avec délectation ces sottises de Pierre Branson, ancien rédacteur en chef du journal français Libération, recasé dans  de l'antenne bruxelloise du journal américain en ligne PoliticoTout est politique? Un mandat d'arrêt vient d'être émis contre Leonidas Bobolas, un des plus éminents hommes d'affaires grec, accusé d'évasion fiscale. La famille Bobolas contrôle une grande partie de l'industrie grecque du bâtiment, plusieurs journaux et magazines, détient des parts dans l'une des chaînes de télévision les plus influentes du pays. (Il a quand même été libéré sous caution après avoir payé 1.8 millions d'euros). Il y a quelques jours, Mhamed Mestiri écrivait dans le site tunisien Nawaat.org : "Pourquoi le gouvernement s’enlise-t-il dans le surendettement au lieu de s’attaquer aux Milliards non-déclarés à l’Etat ?". Il notait : "La Tunisie peut prendre exemple du gouvernement Grec dirigé par Alexis Tsiparas, qui ambitionne de récupérer 7,3 milliards d’euros grâce à une réforme fiscale qui ciblera les oligarques et les barons de la contrebande Grecs".

 

Politico: "Syriza gouverne de la même manière que s'il était en campagne"

Par Paul Jorion 22 avril 2015

Le journal américain en ligne Politico dispose depuis hier d’une antenne à Bruxelles. Le sous-titre d’un des premiers articles affichés, paru sous la plume de Pierre Briançon, affirme que « le gouvernement Syriza d’extrême-gauche a dilapidé la bonne volonté de ses partenaires européens ».

« La bonne volonté de ses partenaires européens » ? Je vois mal a priori à quoi Briançon fait allusion, mais il explique ensuite son raisonnement : « Syriza est nouveau au pouvoir, et ses dirigeants n’ont aucune expérience gouvernementale. Ils opèrent selon la conviction que « tout est politique » – la croyance que les réalités économiques peuvent recevoir une forme et être transformées par le seul pouvoir des idées ».

« Tout est politique » ! Quelle hérésie, on croirait entendre du Karl Marx ! Et certains Grecs ont une eu la folie de voter pour une telle bande de zozos ! Et croire en plus que « les idées » pourraient avoir une importance quelconque devant « les réalités économiques » – au premier rang desquelles se range certainement la nécessité d’aligner les salaires européens sur ceux du Bangladesh, pratique encore appelée à Bruxelles : « réformes structurelles imposées par la compétitivité ».

Et Pierre Briançon de poursuivre :

« Les officiels européens avaient espéré qu’après avoir été quelque temps au pouvoir, M. Tsipras apprendrait l’art du compromis et des dures décisions. Mais Syriza gouverne de la même manière que s’il était en campagne ».

« Gouverne de la même manière que s’il était en campagne » ! Eh bien, l’ancien rédacteur en chef de Libé (si, si !), n’y va pas par quatre chemins ! Syriza n’a pas encore compris, alors qu’il s’agit d’une évidence pour tous ses « partenaires européens », que l’on dit une chose en campagne pour faire le contraire une fois parvenu à la direction des affaires (l’exemple de ce qui se pratique dans un certain hexagone aurait pu cependant l’inspirer). C’est bien simple, si les choses tournent mal – et elles pourraient tourner très très mal – les coupables ne font aucun doute : des doux rêveurs qui attachent de l’importance aux « idées » et accordent leurs gestes à leurs paroles ! Briançon a mille fois raison de crier « Au fou ! »

Des débuts très peu prometteurs donc pour Politico Brussels : apparemment 35 correspondants de plus et d’un seul coup, qui entendent nous abreuver du catéchisme d’une religion féroce appelée Troïka. Comme si c’était cela qui manquait !

Ce que j’en pense moi ? Je ferai moi aussi dans la subtilité : « Vas-y Tsipras, rentre-leur dans le mou ! »

Source: http://www.pauljorion.com/blog/

 

Évasion fiscale : l'oligarque Leonidas Bobolas sous mandat d'arrêt

Un mandat d'arrêt a été émis pour Leonidas Bobolas, un des plus éminents hommes d'affaires du pays. Bobolas est le directeur général de Ellaktor, une importante multinationale grecque dans la construction. Il serait accusé d’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.

Bobolas est le PDG de la multinationale Ellaktor SA qui avait un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros en 2013. La société a été fortement impliquée dans les marchés de travaux publics en Grèce et à l'étranger dans les domaines de l'énergie, dans des grands projets d'infrastructure et d'immobilier, entre autres, pendant de nombreuses années.

Selon les rapports, Bobolas devrait 1.964.000€ d'impôts impayés et a été appelé par le KEFOMEP (le centre de taxation des particuliers fortunés) à payer le montant.

KEFOMEP a assuré la liaison avec le procureur en charge des crimes financiers qui a émis un mandat d'arrêt la nuit dernière pour Bobolas sur des accusations de fraude fiscale et de blanchiment d'argent.

Ce matin, Leonidas Bobolas se serait présenté volontairement au quartier général de la police à Athènes. Il a été libéré après avoir payé une caution de 1.8 millions d'euros.

A noter que la famille Bobolas contrôle une grande partie de l'industrie grecque du bâtiment, ainsi que plusieurs journaux et magazines, et détient des parts dans l'une des chaînes de télévision les plus influentes du pays. Elle est également impliquée dans la mine d'or de Skouries.

Source: Okeanos

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