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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le procès de l'autoroute est-ouest est pour l'Algérien ordinaire une leçon de choses sur les mécanismes obliques de la décision publique, où les "services"  qui centralisent en Algérie le "savoir-pouvoir" jouent un rôle essentiel.

Ce procès est une immersion dans les mécanismes de fonctionnement des marchés publics, où pour la conquête des marchés publics algériens, s'entrepénètrent les corrupteurs des multinationales et les réseaux financiers internationaux connectés aux paradis fiscaux, comme Le Luxembourg, là où commissions et retrocommissions atterrissent et passe à la machine à laver. Mais le lecteur n'en saura pas plus : les enquêteurs se sont heurtés au mur du silence bancaire et n'ont pas pu remonter jusqu'aux réseaux financiers abrités au Luxembourg, pays dirigé alors par l'actuel président de la Commission de l'Union européenne...

Actualité des luttes de pouvoir oblige, dans El Watan, le procès de l'Autoroute est-ouest est d'abord celui du ministre Ghoul et des commissions captées par ce ministre-chef de parti à l'occasion de passation de marchés. L'article de Salima Tlemçani rendant compte du procès de l'Autoroute a pour titre : "Colonel Ouezzane Mohamed : «je ne comprends rien à l’affaire»".

Pauvre colonel Khaled (du DRS). L'homme qui "ne comprend rien à l'affaire" reconnaît certes avoir joué un rôle de trait d'union entre les protagonistes du scandale, mais  il s'écrie devant la Cour: « Moi, petit colonel (du DRS), j’aurais du pouvoir sur un secrétaire général d’un ministère ?"

Le colonel Khaled affirme plus loin : "Un colonel n’est rien, ce ne sont plus les colonels d’avant. Je n’ai aucune influence.» Y aurait-il donc un général dans l'affaire? C'est la question que se pose le lecteur de Maghreb Emergent, qui rend compte ce matin de la poursuite de l'interrogatoire de Chani :

"Chani parle de khelladi, Directeur des nouveaux projets à l’ANA et sa relation avec les services de renseignements : « C’est khelladi qui m’a dit qu’il était l’émissaire du général Hassan, coordinateur de la lutte antiterroriste ». Le Juge reprend : « n’ait pas peur de personne ! » « Khelladi m’a demandé de l’aider avec les chinois. Je ne suis pas esclave de l’argent et je n’ai jamais eu l’intention d’acheter la conscience d’un homme. Ma relation avec les services de renseignements remonte aux année 1990. J’ai beaucoup d’amis généraux mais je ne connais pas le général Hassan », renchérit Chani qui a parlé de Khelladi comme atteint du «  syndrome de James Bond ». Selon lui, Khelladi a malmené le général Hassan dans ce dossier parce qu' « en lisant le dossier je comprend que c'est Hassan qui m'a emprisonné». Et de révéler que Khelladi est allé en Chine pour faire pression sur la société CITIC qui avait des problèmes de paiements en Algérie".

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Djamal Amran 29/04/2015 02:15

De l'air, ça schlingue ! Sortez la poubelle, les forts-à-bras de la maison !