Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Yanis Varoufakis le ministre grec des finances. Photo DR

Yanis Varoufakis le ministre grec des finances. Photo DR

 

"Les précédents gouvernements grecs ont attendu leur tranche de prêt comme un drogué sa dose" (Yanis Varoufakis le ministre grec des finances.)


"La toute dernière extrémité"

Une éventuelle décision de déblocage partiel de fonds par l’Eurogroupe est d’ores et déjà repoussée aux lendemains du week-end de Pâques, la semaine même où tombe une grosse échéance du FMI que le gouvernement grec n’aura plus les moyens d’honorer, une fois payés les salaires des fonctionnaires et les pensions. Ce n’est pas prendre un grand risque que de pronostiquer que les « experts de Bruxelles » garderont la main jusqu’au dernier moment pour parvenir à leurs fins : la mission qui leur a été confiée doit être accomplie, le gouvernement Syria doit revenir sur ses promesses électorales afin que soit matée toute résistance populaire et que cela fasse école. Tous ceux qui sont aux commandes et participent à cette ignominie n’ont pas le nez propre.

François Leclerc, (le blog de Paul Jorion)

 

La rupture inévitable ?

Bref, le blocage est total. Alexis Tsipras, par cette troisième liste de réformes a confirmé qu'il ne veut pas des deux « réformes » des retraites et du marché du travail que les Européens placent comme conditions absolues à leur soutien à la Grèce. Comme les créanciers ont tout intérêt à jouer la montre pour que le « nœud coulant » financier se resserre, un compromis est peu probable. La perspective d'une rupture semble désormais de plus en plus proche et il semble que chacun s'y prépare. Lors du défilé de la fête nationale du 25 mars, une femme a lancé un message d'encouragement à Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances. Ce dernier a répondu : « il faudra nous soutenir aussi après la rupture. » Faut-il y voir la preuve que cette rupture est acquise ? L'accord avec les créanciers semblent en tout cas désormais très difficile. Romaric Godin Tribune.fr

 

La dette et la croissance

"Les précédents gouvernements grecs ont attendu leur tranche de prêt comme un drogué sa dose. Nous disons depuis le début, qu’avant de contracter un nouvel emprunt, il faut s’assurer que la dette est viable. Or, elle ne l’est pas. Et c’est là le nœud du problème. C’est une vérité désagréable à entendre pour nos créanciers mais pourtant incontournable. Il faut une restructuration intelligente, en liant par exemple le remboursement de la dette à la croissance de notre PIB. Ainsi, nos créanciers auront un intérêt à notre croissance et le secteur privé reprendra confiance dans notre économie, ce qui relancera les investissements (...). Nous sommes prêts à faire des compromis et à avancer dans le respect des institutions européennes. Depuis notre élection, nous essayons de réformer le pays. Plus que tous nos prédécesseurs. Mais nous n’avons jusqu’ici pas trouvé d’interlocuteurs intéressés véritablement par cela. Juste une « troïka » luttant pour rester en place. Le processus, les règles, au lieu de la substance".

Yanis Varoufakis, ministre des finances grec.
 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article