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Publié par Saoudi Abdelaziz

Deux thèmes, jugés à haute valeur ajoutée médiatique, émergent avec forces ces derniers jours chez les experts et politologues néolibéraux qui en ces temps de "succession" déploient leurs ailes médiatiques autour des différents aspirants au pouvoir. Il faut selon eux appliquer le crédo (néolibéral) consistant à "libérer l'offre", pour remonter le moral des "investisseurs". La mesure phare consisterait selon eux à décréter l' amnistie pour les milliards de dollars accumulés dans l'informel, en fraudant le fisc, les douanes et la sécurité sociale. 

Cette mesure est à l'ordre du jour, en même temps que  son pendant consistant à juguler la demande sociale, en abolissant les subventions à l'électricité, au pain et au lait. Pour faire passer la pilule, ils amalgament à ces produits de base essentiels, la question plus ciblée du trop bas prix des carburants.

Présentant la demande publique du PDG de Sonelgaz, pour une autorisation d'augmentation du prix de l’électricité, Abed Charef affirme dans Maghreb Emergent qu' "Il va à l’encontre de la politique de subventions tous azimuts décidée par le président Bouteflika" . Ce raccourci politicien, consiste à mettre sur le dos d'un homme une constante nationale qui s'est imposée sous les différentes présidences, depuis l'indépendance de notre pays. Cette revendication d'augmentation des tarifs, le Pdg de Sonelgaz la présente d'ailleurs, non comme un impératif idéologique, mais  comme un moyen-à défaut de subvention d'exploitation-, d'équilibrer les comptes de la compagnie.

Au moment de offensive médiatique contre les subventions, du printemps 2013, sur un article paru dans  Le Quotidien d’Oran Abed Charef, titrait le 16 avril 2013 : "Le gouvernement tente de sortir du gouffre des subventions mais craint la réaction de la rue". Il affirmait : les prix de l'eau, de l'électricité et du gaz domestique « ont perdu tout contenu économique ».  Il pointe du doigt le prix du pain qui « s'est tellement éloigné de sa vraie valeur ».  Abed Charef clôt son article par un témoignage de choc : « Issaad Rabrab, considéré comme la première fortune d'Algérie, parle quant à lui de 12 millions de personnes dans les pays voisins, qui bénéficieraient de ces subventions, grâce à toutes formes de trafic ».

Melissa Roumadi mettait en garde dans El Watan « Aussi, une question demeure : un retour vers la vérité des prix sera-t-il admis par la population même s’il doit s’accompagner d’une augmentation des salaires et de la mise en place d’un filet social ? 

Sous le titre L'Algérie, entre vérité des prix et vérité plébéienne notre blog faisait remarquer "Les classes inférieures, qui ne sont pas « installées à leur compte », n’auront d’autre choix que d’imposer la vérité du prix de leur force de travail et de monnayer la valeur qu’elle crée dans les usines de M. Rebrab. Ce sera cette « l’aide ciblée » que choisirons sans doute les salariés algériens, de préférence à l’inscription, comme au temps du colonialisme, sur la liste des « indigents » que la FCE suggère. La lutte des classes -que le FCE déteste- va sans doute prendre une ampleur insoupçonnée. Le Patronat veut comme « encouragement » les sommes allouées au soutien des prix puisées dans la rente pétrolière. Redha Hamiani ne veut plus que le gouvernement « achète la paix sociale » ? Ils auront la lutte des classes, dans toute la vérité de sa nudité. Avec l’inflation en prime."

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