Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

On est en droit de s'interroger sur l'engouement médiatico-ministériel actuel en faveur des énergies renouvelables, alors que le pouvoir d'a pas bougé d'un iota dans sa détermination à faire du gaz de schiste la priorité abolue des efforts d'investissent dans le moyen terme. De toute évidence, le pouvoir jette de la poudre aux yeux, à l'heure où la mobilisation contre la fracturation hydraulique se poursuit et gagne en efficacité argumentaire.

Youcef Yousfi, ministre de l'énergie affirme dans Liberté que le prix d'un kilowatt d'électricité généré à partir de l'énergie solaire équivaut actuellement au quadruple de celui produit à partir du gaz. Il reprend ainsi le chiffre  avancée par Abed Charef, qui lui-meme le tient d'un certain Hamid Guedroudj "PDG de l'entreprise Petroleum expert LTD», basée au Royaume Uni". Cet expert affirmait dans El Watan : « le kilowatt/h produit aujourd’hui par le solaire est autour de quatre fois le prix du kilowatt généré par les gaz de schiste ». Le ministre Yousfi élargit la comparaison au gaz tout court.

Le soleil est donc trop cher pour le ministre, et Il ne faut pas lui donner la priorité, car “il s’agissait d'un problème financier, car le coût de cette énergie demeurait très élevé, précisant que les programmes seront tracés en fonction des capacités du pays”.

Un ministre doit anticiper les tendances significatives de l'évolution. C'est son métier.

"Le photovoltaïque, en passe de devenir la source d'électricité la moins chère ?" écrivait, il y a quelques mois Daniel Lincot, directeur de recherche CNRS. Il précise: "Le photovoltaïque représente aujourd'hui une capacité mondiale installée de 140 GW, dont 38 GW rien qu'en 2013. En Europe ce sont 80 GW qui sont installés, produisant plus de 6% de l'électricité dans plusieurs pays dont l'Allemagne et l'Italie (contre près de 1% en France) (...)

Et tout cela a une origine bien concrète : la baisse importante des prix des installations photovoltaïques, qui se traduit par une baisse du coût de production de l'électricité photovoltaïque, sans subvention, qui se situe aujourd'hui entre 10 et 20 centimes d'euros du kWh, et atteint dans de nombreuses régions cette fameuse parité réseau (coût de production inférieur au coût d'achat sur le réseau), ce qui permet le développement concurrentiel de cette source d'énergie. Ainsi le photovoltaïque est bel et bien devenu en quelques années la source d'électricité pratiquement la moins chère, que le veuillent ou non les esprits chagrins.

Elle se développe dans de nombreux pays, et, fait nouveau, au-delà de l'Europe (Etats Unis, Chine, Amérique du Sud, Afrique…) représentant un marché considérable. Aujourd'hui une nouvelle phase de croissance, et un retournement de tendance, se dessine pour le photovoltaïque, grâce à la compétitivité économique atteinte, qui induit aussi le développement de l'autoconsommation, du stockage, du couplage avec la mobilité électrique et la production d'hydrogène, qui répondent à des aspirations fortes de nombreux citoyens".

Algérie-France : synergique dans l'aveuglement

Le gaz de schiste pour l'Algérie, le nucléaire pour la France et dans les deux pays une portion symbolique pour les énergie renouvelable. Pour la galerie. Avec dans l'un et dans l'autre de ces deux pays stratéiquement liés  le lobby qui va avec. Daniel Lincot, directeur du prestigieux centre national de recherche français conclut sur le fait que la position de son pays est anachronique. "Force est de constater qu'en France, à contre-courant de tous ces signaux positifs et optimistes, le marché décline, l'optimisme recule, on licencie… cherchez l'erreur ?"

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article