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Publié par Saoudi Abdelaziz

En 2015, la contradiction continue de se nouer entre le processus de mondialisation capitaliste et ce que Frédéric Lordon désigne comme "la forme de la nation proprement politique, cette forme qui fraye péniblement ses voies dans l’histoire depuis maintenant deux siècles". 

L'Algérie dans la "nouvelle donne"

Le chercheur Daho Djerbal, évoque «la nouvelle donne» et ses conséquences au cours d'un débat à Béjaïa dont rend compte El Watan.com"Daho Djerbal s’est d’abord employé à déconstruire ce qui est appelé «le Printemps arabe» et le concept de «globalisation», préférant parler «de remise en cause de l’indépendance arrachée de haute lutte aux mains du colonialisme et d’affaiblissement des Etats qui deviennent de simples gardiens de portails». Pour l’orateur, «un nouvel internationalisme se dessine pour des enjeux énergétiques». Il explique que «léclatement des conflits et les guerres irrégulières s’est exacerbé par le déplacement du centre de gravité des affaires de l’Atlantique vers le Pacifique, et du coup, les Etats-Unis multiplient les interventions pour se maintenir comme puissance unipolaire, un titre qu’ils se sont adjugé à la fin de la guerre froide et la dislocation du bloc soviétique». Les Etats-Unis et certains de leurs alliés «ont, selon l’orateur, inventé de nouveaux dispositifs d’intervention utilisant des forces auxiliaires non déclarées officiellement pour déstabiliser les pays détenteurs de ressources naturelles, violer leur souveraineté et leur intégrité territoriales, dans le but d’avoir un accès libre à leurs ressources».

"Un autre internationalisme est possible !"

L'économiste français Frédéric Lordon note dans une étude paru dans le blog.mondediplo.net"La Grèce nous montre d’abord que l’Union européenne a maintenant acquis la seconde nature d’une entité entièrement et irrémédiablement néolibérale, et qu’on ne lui fera passer cette seconde nature qu’en la faisant passer elle-même de vie à trépas – je redis les termes de l’alternative : la souffrir, la détruire, ou la fuir. En attendant, cette Union européenne, elle, est bien décidée à faire la peau à toute expérience qui la contredirait – terrible leçon de choses tout de même pour tous les naïfs qui rêvaient d’une transformation de l’euro de l’intérieur et par la force de la démocratie. La Grèce nous montre cela, mais elle nous montre surtout autre chose. Elle nous montre un corps politique qui, de son propre mouvement, y va tout seul. Un corps politique, de son propre mouvement : c’est la souveraineté. Qui y va tout seul : en l’occurrence, et contrairement aux apparences, c’est l’internationalisme réel, puisqu’il est évident que ce qui se passe en Grèce a une portée largement extranationale : ce qui se passe en Grèce nous concerne, nous requiert, et devrait nous induire – c’est cela l’internationalisme concret (...). Il appelle "la vraie gauche"

(...) Encore un effort donc : un autre internationalisme est possible !"

Le réalisme aujourd'hui, c'est de proposer tout autre chose" 

C'est ce qu'affirme Paul Jorion qui note d'emblée : "Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, et désormais Hart boven Hard / Tout autre Chose en Belgique, que sont donc ces mouvements venus de nulle part ? Ils représentent l’affirmation par la multitude que le réalisme aujourd’hui, c’est de dire « Non ! » à des dirigeants qui prétendent que le désastre auquel ils président est une fatalité, que, selon les paroles légendaires de la Dame de Fer Margaret Thatcher, « TINA : There Is No Alternative ! » (...) Ah ! mais je connais l’explication : des économistes ayant gagné des Prix Nobel d’économie nous assurent que nos gouvernants ont bien raison de clamer « TINA ! » C’est vrai mais qui sont-ils après tout ? ne sont-ils pas les membres interchangeables d’une petite coterie de gens qui se couvrent de fleurs l’un l’autre à longueur d’année en n’ayant pourtant pas grand-chose à leur actif ? (...) Les partis traditionnels, de gauche aussi bien que de droite, ont succombé un à un à cette « pensée unique » au nom d’un prétendu réalisme qui n’est qu’un autre nom pour la défense des intérêts du « 1% au sommet trustant 25% de la richesse nationale ». Les citoyens ordinaires aspirent eux à Tout autre Chose : ils font leur des valeurs enceintes d’un monde nouveau mais dont le simple énoncé provoque l’effroi parmi ces partis traditionnels tant leur portée est révolutionnaire : Liberté, Égalité, Fraternité". (Source: Paul Jorion-blog)

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