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Publié par Saoudi Abdelaziz

Farid Abdeladim rapporte dans Liberté : "Selon les manifestants, le passage à la violence est “un acte prémédité et programmé depuis déjà quelques jours” pour donner l’occasion aux services de sécurité de “casser le mouvement”.

Contrairement aux allègations du ministère de l'Intérieur, l'incendie de la daïra de In-Salah a été provoqué par la police affirment les habitants de In-Salah interrogés par le Huffpost-Algérie. Les journaux et les sites multiplient les témoignages dans ce sens.

Le correspondant de Liberté raconte  : "Les premières bombes lacrymogènes aurait été tirées (par la police) à sahat Essoumoud (place de la Résistance), où les manifestants s’apprêtaient, comme à l’accoutumée, à tenir leur rassemblement devenu quasi automatique depuis le 1er janvier 2015". Un témoin raconte: “Les éléments de la police, qui étaient postés aux alentours de place en face de la daïra, ont aussitôt commencé à tirer des bombes lacrymogènes pour nous disperser violemment. Dans le même temps, ils ont saccagé toutes les tentes qui y sont installées. Devant cette terreur, les citoyens ne pouvaient que fuir, dans tous les sens, pour se protéger. Et comme cela ne leur a pas suffi, ils ont même incendié le siège de la daïra. Un acte que les autorités tenteront certainement d’imputer aux citoyens”. 

"N’est-ce pas une bêtise de vouloir opérer un passage en force ?" s'interroge Hassan Moali dans le quotidien El watan. Il y a manifestement une panne d’imagination en haut lieu. Ou alors nos responsables se sont «grillés» par des engagements écrits avec les multinationales en vertu desquels ils ne peuvent plus faire marche arrière. Il n’est guère rassurant de savoir que c’est la firme américaine Halliburton, dirigée entre 1995 et 2000 par l’ex-faucon de la Maison-Blanche, Dick Cheney, qui opère à In Salah. Ayant consenti d’énormes investissements pour développer la technique très controversée de la fracturation hydraulique, elle ne se fera pas prier pour facturer à prix d’or ses prestations à In Salah".

Hassa Moali conclut : "La «main de l’étranger» pourrait bien exister dans cette affaire. Mais pas forcément là où on l’imagine…"
 

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Safiya 02/03/2015 14:58

Dick Cheney reste l'un des principaux actionnaires d'Halliburton...

Un autre risque pointe à l'horizon. Les yankees s'intéressent à la filière agricole. Au "cheval de Troie" du gaz de schiste s'ajouteront les OGM.

Elle est pas belle la vie sous le règne de fakhamatouhou Bouteflika ?