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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les représentants des femmes travailleuses, des corporations, des grandes entreprises et des grandes zones industrielles sont absents du nouveau secrétariat national. L'exécutif syndical semble plus que jamais éloigné du monde du travail. En marge de l'opération, Sidi Saïd a endossé sa tenue de camouflage patriotique et s'est livré à une de ses clowneries géopolitiques habituelles.

Le secrétariat national de l'UGTA a donc été désigné hier après de longues tractations. "Reconduction du statu quo" titre El Watan. Mais, cela semble plus grave, si l'on examine  la composition de l'exécutif de la centrale : 70% de retraités dont certains dépassent l'âge de 75 ans; pas une seule femme (à une semaine du 8 Mars) ne fait partie de l'exécutif syndical. Ni un seul représentant des syndicats de corporations directement en contact avec les revendications des salariés (fédérations, syndicats nationaux, syndicats de grandes entreprises) ou des grande zones industrielles.

Les deux membres de la Commission exécutive nationale représentation la zone industrielle de Rouiba ont d'ailleurs carrément boycotté le vote de l'hôtel Aurassi.

Sidi Saïd a empêché tout débat sur les nouveaux statuts et le règlement intérieur, adopté à la va-vite. Il y avanit pourtant matière à discuter car l’UGTA a fonctionné durant plus de 15 ans avec un règlement qui date de l’année 2000. La CEN n'a pas donc joué son rôle dirigeant prévu par les statuts. Selon un membre de la CEN, cité par le quotidien Liberté, la plupart des membres de la CEN ont choisi leurs candidats en dehors de la salle où se trouve l’urne et, parfois, dans des chambres de l’hôtel, avant de remettre les enveloppes dans l’urne”.

En marge de la réunion de cette CEN Sidi Saïd s'est livré à une de ses clowneries géopolitiques habituelles, en endossant sa tenue de camouflage patriotique. Il a ainsi accusé le leader de la centrale syndicale tunisienne Ugtt, Ahmed Tlili de ... toucher un salaire de 7.000 dollars de la confédération inernationale de syndicats , pour "provoquer un printemps arabe en Algérie". A propos du mouvement citoyen contre le gaz de schiste, le patron de l’Ugta a affirmé, selon Echorouk que "pas moins de huit organisations non-gouvernementales internationales (ONG) exploitaient ces événements afin de semer le chaos et la zizanie dans le pays, ajoutant détenir les noms de ces ONG en refusant ainsi de les dévoiler".

Pour couronner le tout, Sidi Saïd explique que "la Centrale syndicale est devenue une cible internationale en raison de son soutien indéfectible à la question palestinienne". Aya, rouh t'bë el left.  

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