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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Dans un communiqué rendu public samedi, le collectif des habitants de In Salah, opposés au gaz de schiste, a stigmatisé «le jusqu'au-boutisme de Sonatrach et les agissements des multinationales», dont Halliburton, Schlumberger et Total.

Le collectif dénonce que pour «respecter les contrats signés avec les multinationales étrangères et de manière à satisfaire ses exigences premières, Sonatrach a décidé d'opérer le «fracking» en soutenant, par un renfort sécuritaire extraordinaire, l'entreprise Halliburton, en charge des hydro-fracturations assassines. Ni les risques avérés d'affecter la population d'un point de vue sanitaire, ni les conséquences environnementales néfastes et malheureusement définitives, sur l'eau et l'environnement, ni les photos et vidéos prises sur le site du forage et qui montrent à quel point l'inconscience, le laxisme et la gabegie règnent sur ses chantiers, ne fera reculer Sonatrach», ajoute le communiqué.

Par ailleurs, les habitants de In Salah, mobilisés au sein de ce collectif, annoncent que «nous, citoyens algériens de In Salah, avons décidé d'empêcher l'entreprise de fracturer, en construisant un barrage humain sur le site du forage et en barrant la route à Halliburton». Le communiqué ajoute, également, que «les renforts de gendarmes ne nous arrêteront pas, et nous n'utiliserons aucune violence. Nous sommes, depuis le premier jour, pacifiques, mais déterminés, même face aux forces sécuritaires qui, nous le savons, ne font qu'appliquer les ordres et qui sont déroutées, ayant conscience qu'il n'y a que des Algériens en face d'elles». Et puis, plus pratique, le collectif appelle la société civile française à se mobiliser pour dénoncer les agissements irresponsables de Total et Shlumberger, en Algérie. «Sachant que le commanditaire de ces projets est le gouvernement français, représenté sur place, par Total et Schlumberger, nous lançons un appel à la société civile française, afin qu'elle fasse pression sur son gouvernement et qu'il renonce à ses expérimentations sur notre population et notre environnement».
 

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Safiya 02/03/2015 15:11

Pour les essais nucléaires c'était "Allah Ghalèb", l'Algérie était française à l'époque. Mais que le gouvernement actuel de la République algérienne démocratique et populaire permette l'expérimentation de la fracturation hydraulique, cette arme de destruction massive qui ne dit pas encore son nom, ça laisse, pour le moins, pantois.

Les harkis ne sont certainement pas ces pauvres hères enrôlés dans l'armée française coloniale mais bien ceux qui nous gouvernent aujourd'hui.