Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

L'exaspération récente de Bouteflika semble bien réelle. Lâché par le "Canal historique", Il est coincé entre les exigences géopolitiques gazières de l'Occident conjuguées à celles des prédateurs de la rente et la nécessité d'une réévaluation raisonnable des choix économiques stratégiques de notre pays que le mouvement citoyen et une partie de plus en plus importante de l'intelligensia réclament.

 

Entre le zen et le speed

Alors Le FFS n'a pas encore réagi au discours vindicatif de Bouteflika du 19 mars,  Mohamed Benchicou ancien patron de presse patriotique de la Décennie noire reprend la plume dans TSA pour sonner l'alarme :"Seule une concertation urgente entre ce qui reste de forces patriotiques dans le pays pourrait éviter le pire". Ah la minorité agissante du système...

Pendant ce temps, alors que la classe politique née du système mime bruyamment sa crise de nerf, Mohamed Nebbou, un des dirigeants du FFS, fait comme si de rien n'était. Imperturbable, il déclarait hier à Tamanrasset: « L’initiative du Consensus se poursuivra. Les débats et consultations avec les formations politiques, personnalités et la société civile en général continueront également afin d’aboutir à une entente à même de déterminer les priorités, consacrer l’Etat de droit et le principe de séparation des pouvoirs, en plus de consacrer la justice sociale, la liberté d’expression et les autres libertés ".

La question de l'exploration du gaz de schiste semble se figer en noeud gordien. Après avoir longtemps hésité à s'engager sur la revendication du moratoire, les forces du système activant, depuis plus d'un an, pour une "transition" néolibérale rapide, précédée de la déposition de Bouteflika, ont pris en marche le train du mouvement citoyen né à In Salah. Il est plus que probable que les milieux ou "parties" (dixit Mokri) qui inspirent ces forces sont en réalité favorables à l'exploitation du gaz de schiste. Le but de la manoeuvre de ces écologistes de la dernière heure est de faire la démonstration, d'abord pour l'Occident, que la pouvoir actuel est incapable de respecter les engagements et l'agenda définis avec les USA et l'Europe.

L'exaspération récente de Bouteflika ne semble pas feinte. Lâché par le "Canal historique" sur ce sujet sensible, Il est coincé entre les exigences géopolitiques gazières accrues de l'Occident et la réévalution raisonnable des choix économiques stratégiques de notre pays que le mouvement citoyen et une partie de plus en plus importante de l'intelligensia réclament.

Alors qu'une campagne médiatique est engagée pour mettre en doute l'authencité du message du chef de l'Etat, et enfoncer le clou de la "vacance du pouvoir", l'enjeu central -ultime?-pour la prochaine période est sans doute, pour l'institution présidentielle, sa capacité (ou non) de ne pas décevoir In Salah et de proposer le compromis crédible qui encourage la participation des forces vives et du mouvement citoyen à la réévalution incontournable des choix stratégiques.

 

POST SCRIPTUM

Sur le site officiel du FFS, la nouvelle du jour est l'ouverture de permanences parlementaires dans trois wilaya, notamment à Jijel où les députés Ouijdane Hamrouche, Fatmi Sabira et Abbas Abdelhamid ont animé un débat à la Bibliothèque municipale.

En décembre 2012, j'écrivais à propos de l'esprit de parti  : "Ceux qui comme moi ont forgé leur conscience politique dans l’action commune au sein d’un Parti et puis se sont retrouvés orphelins, lorsque ce parti a volé en éclat, éprouvent du respect pour l’esprit de parti, qui semble se maintenir dans le FFS. Cet esprit de parti est sans doute un des principaux atouts d’un parti, surtout dans un environnement issu de décennies de manipulation et d’atomisation du champ politique".

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article