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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Par delà les motivations des uns et des autres, l'appel de certains secteurs de l'opposition à occuper l'espace public, le 24 février pour élargir le  débat national sur l'exploitation du gaz de schiste, est une bonne nouvelle. Elle coïncidera avec- espérons-le à l'occasion de la conférence initiée par le FFS, des progrès dans la recherche du "nouveau consensus national" définissant des règles plus favorables à l'Etat de droit

 

Les commentaires sur l'appel à manifester le 24 février

"La date symbolique du 24 février sera-t-elle l’occasion d’un regain de dynamisme dans une vie politique algérienne atone ? " s'interroge Hebba Selim  sur le site HuffPost Algérie.

Pour Sofiane Aït Iflis l'analyste politique du quotidien Liberté, en appelant à manifester, la coordination ICS choisi "d’agir pour éviter que la torpeur ne la gagne et ne la paralyse". Citant une source proche de cette coordination, le journaliste écrit : "En décidant de s’affirmer, désormais, dans une attitude offensive, l’opposition politique nationale veut bousculer ce statu quo politique qui semble s’être installé".

"Nous sommes dans une situation de fin de règne et nous ne voulons pas être surpris par un effondrement brutal» affirme dans la même veine Soufiane Djilali le président de Jil Jadid interrogé dans Le Soir d'Algérie. On sait que depuis deux mois, les forces politiques étaient absentes sur le terrain des luttes qui sont allés crescendo dans le Sud et au Nord, contraignant le pouvoir à un premier recul. Le président de Jijl el Jadid ne semble pas croire à ce recul  : «Le pouvoir a démontré qu’il ne veut rien changer à sa démarche. Il refuse d’écouter les gens du Sud et il pousse la situation, à travers son comportement, vers le pourrissement". 

Sous le titre "Quand le gaz de schiste sera halal", Abed Charef écrit à propos des motivations de Mokri, le président du MSP: "Car si son parti affirme aujourd'hui qu'il rallie les courants hostiles au gaz de schiste, il est utile de rappeler que le MSP faisait parte du gouvernement qui avait lancé les premières études et réalisé les premiers forages pour le gaz de schiste. Et il fera partie, dans quelques années, du gouvernement qui exploitera les hydrocarbures non conventionnels, il n'y a aucune doute là-dessus".

"C'est une démarche à haut risque pour elle à laquelle l'opposition s'est résolue", écrit Habib Kharroubi dans Le Quotidien d'Oran. Il ajoute : "Il lui faut par conséquent tabler pour le 24 février sur une mobilisation populaire conséquente. Faut de quoi elle s'expose à confirmer le jugement fait sur elle par le pouvoir pour qui elle ne serait qu'un conglomérat de sigles partisans dénués d'ancrage populaire et de personnalités politiques mues par l'ambition personnelle".
Omar Berbiche, l'éditorialiste d'El Watan, abonde dans le même sens : "Face à l’absence de réactivité populaire au projet de transition démocratique de la CNLTD, c’est la Coordination qui décide de quitter son quartier général et le confort des débats organiques pour aller à la rencontre des citoyens. Le pari apparaît audacieux autant que politiquement risqué. Une faible mobilisation populaire dans les marches pourrait impacter négativement l’action de la Coordination et hypothéquer son devenir. D’autant que ce test de popularité et de légitimité auquel se soumet cette coalition intervient dans un contexte nouveau pour la CNLTD, qui enregistre les premiers couacs en son sein".

 
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