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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Dans un article publié le 22 février, Manolis Glezos le vieux résistant grec et député européen de Syriza critique le recul qu'il juge inacceptable du gouvernement grec face au chantage du système financier. Il écrit : "Avant que le mal ne progresse. Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons". Le lendemain le compositeur grec Mikis Thedorakis s’est aligné sur la position de Glezos. Panagiotis Grigoriou écrit d'Athènes : "Dans une taverne du coin quelques heures plus tard, c’est dans un ton alors très grave que frères et cousins retrouvés pour l’occasion, étaient d’accord pour dire que “la situation est certes grave et triste depuis l'Eurogroupe du vendredi” (20 février), mais enfin, “rien n’est définitif, durant ces quatre mois tout peut arriver, et d’ailleurs, nous connaissons désormais le vrai visage de cette saloperie nommée Union européenne. De toute manière, personne n’osera dire que le gouvernement SYRIZA/ANEL n’a pas livré bataille”.http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0413.html#deb

 
L'Article de Manolis Glezos
 
"Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
Dommage et encore dommage.
Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
Mais, avant que le mal ne progresse.
Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis".

Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

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