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Publié par Saoudi Abdelaziz

Hollande vend des Rafales à Sissi et veut faire de l'Egypte le fer de lance de la coalition militaire que Paris s'efforce de monter pour parachever en Libye, en faveur des intérêt occidentaux, le travail bâclé en 2011 par Nicolas Sarkozy, soutenu alors par... François Hollande. 

 

Après la proposition Egyptienne d'intervention internationale militaire en Libye, Zine Cherfaoui note dans El Watan: "Le premier pays occidental à avoir déjà répondu favorablement à la proposition égyptienne est la France. La célérité avec laquelle Paris a soutenu l’appel de l’Egypte n’a rien d’étonnant puisque le gouvernement français n’a pas arrêté aussi, ces dernières semaines, de faire du lobbying en Afrique et en Europe en faveur d’une action similaire". La conclusion du journaliste : "En engageant son armée en Libye, le président Al Sissi fait comprendre aux pays occidentaux que son régime peut être un rempart sûr contre le terrorisme. Les Occidentaux n’en espéraient certainement pas tant".

Abdelaziz Rahabi, ancien ministre de la communication du régime passé à l'opposition avec la CNLTD, estime que l'Algérie "n'a pas beaucoup d'atouts" dans sa politique consistant à favoriser prioritairement le dialogue inter-libyen. Exprime-t-il le point de vue de la CNLTD, lorsqu'il conclut ainsi son analyse dans TSA : "Le terrorisme international est une responsabilité de la communauté internationale, qui doit être impliquée davantage dans la lutte contre le terrorisme en Libye".

Une nouvelle "coalition" comme en 2011? Avec cette fois-ci la participation de l'ANP?

Le diplomate de la CNLTD n'est pas sur la même longueur d'onde que son ainé, l'ancien diplomate algérien Lakhdar Brahimi, devenu représentant de l'ONU. Evoquant la situation en Irak, il  a déclaré hier à Alger : “Daech sera vaincu, il n’y a pas de doute, mais il ne sera pas vaincu par des bombardements américains d’une hauteur de 10 000 mètres." La défaite de Daech dépend selon lui de la mise en place "d'un cadre de processus politique qui règle les problèmes en suspens en Irak”

Pour Habib Kharroubi dans son analyse du Quotidien d'Oran,  "la seule approche réaliste qui pourrait ramener la paix et la concorde en Libye reste le dialogue entre les parties en conflit à l'exclusion des groupes terroristes". Il conclut : "L'intervention armée n'a jamais rien résolu nulle part car ceux qui la privilégient la font non pas dans l'intérêt du peuple du pays concerné, mais pour défendre ou protéger les leurs. C'est dans cette logique que s'inscrit l'action préconisée par l'Italie et l'Egypte dont nul n'ignore les visées qu'elles ont pour l'ex-Jamahiriya, espace pour autant stratégique géographiquement que juteux par ses ressources".

Le colonel Abdelhamid Larbi Chérif présenté comme "expert en terrorisme" exprime-t-il les vues de l'Etat-major de l'ANP lorsqu'il déclare dans une interview au quotidien l'Expression : " Une action militaire en Libye est, bien au contraire, une perte de temps. Il faut travailler pour l'instauration d'un gouvernement. La seconde étape sera de renforcer l'armée libyenne. Ce sera à elle de conduire les actions armées contre les terroristes. Une alliance sans les Libyens risque d'empirer la crise et donner plus de légitimité à Daesh. Cette organisation passera pour une armée de résistance contre des envahisseurs. Il n'y a pas mieux pour renforcer ses rangs par des vagues de contingents extrémistes. Au-delà de ces aspects très importants, il faut faire la part des choses entre vitesse et précipitation (...)

"Les Français sont incapables d'organiser une intervention militaire en Libye. Ils veulent diriger une coalition avec des troupes africaines, sur un financement arabe, dont l'Algérie serait partie prenante. C'est leur souhait. L'Occident mettrait les bombardiers de l'Otan. Mais ce voeu sera très difficile à réaliser, ne serait-ce que parce que l'Algérie s'oppose à une intervention militaire en Libye".

L'officier de l'ANP élargit son propos : "Le travail des services de renseignement des anciennes puissances coloniales est orienté dans le sens de profiter de nos richesses et nous maintenir à leur service. Ces services de renseignement ont trouvé dans le courant wahhabite matière à entretenir une sorte de guerre permanente dans tout le monde islamique". Il conclut par un rappel historique : "L'exploitation des divergences linguistiques et religieuses pour diviser et encourager la discorde a donné l'Irak d'aujourd'hui, de même que le Liban très fragile, la partition du Soudan, et dans un futur proche, la Libye... En résumé, je constate que les pays qui ont participé aux côtés de l'Egypte et la Syrie dans la guerre des Six-Jours, en 1973, contre Israël, sont en train d'en payer le prix.

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