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Publié par Saoudi Abdelaziz

Meeting à Rouiba avec Mokdad Messaoudi. Photo DR

Meeting à Rouiba avec Mokdad Messaoudi. Photo DR

«Si notre cri n’est pas entendu, nous n’hésiterons pas à investir la rue. Et nous sommes prêts à paralyser toute la zone si nécessaire», a averti hier le secrétaire général de l’union locale de l’UGTA, Mokdad Messaoudi.

 

Dans la déclaration adopté par les syndicalistes de la zone industrielle de Rouiba réunis hier à l'union locale UGTA, on lit : “Il ne faut pas s’étonner que l’industrie, qui représentait 16% du produit intérieur brut, n’en représente aujourd’hui que 4% parce qu’on s’est acharné à détruire le tissu industriel productif en le remplaçant par des réseaux articulés autour de l’import-export. Une politique qui a fait qu’en 2014, la valeur des importations dépasse le montant global des recettes externes du pays”.

 

Quelques propos de Mokdad Messaoudi

“Nous ne savons pas qui décide dans ce pays car nous constatons qu’il y a deux discours contradictoires, l’un prône la sauvegarde du secteur public, l’autre affiche un silence obscur sur les menaces qui pèsent sur ce même secteur public"

“Au moment où on demande aux travailleurs de se préparer à se serrer la ceinture, on assiste, ces derniers jours, à une offensive sans précédent des tenants du capital privé qui veulent s’approprier les richesses et les commandes du pays en annonçant, sans aucun démenti des pouvoirs publics ni de la centrale syndicale, que tous les secteurs sont éligibles à la privatisation.”

l’Entreprise nationale de gaz industriels (ENGI), après la privatisation. «A l’époque, l’ENGI exportait même à l’étranger, mais aujourd’hui notre pays importe de Tunisie l’oxygène qu’on utilise dans les hôpitaux. Voilà ce qu’a apporté la privatisation»,

Air Algérie. “Nous sommes solidaires avec notre compagnie aérienne objet d’une campagne de dénigrement orchestrée ces derniers jours pour permettre l’ouverture du secteur au privé, c’est pourquoi nous affirmons que la souveraineté nationale sur l’espace aérien algérien est un gage de sécurité nationale qui ne saurait être sacrifié sur l’autel de l’argent au profit des multinationales.”

Société nationale des véhicules industriels ( SNVI) “Cette entreprise est bloquée depuis 11 mois à cause de la non-application d’une décision du CPE datée du 6/11/2014 qui instruit le ministre des Transports et celui des Finances à lever le blocage de la pièce de rechange entreposée dans le port d’Alger. Nous ne savons pas qui décide réellement dans ce pays. Trouvez-vous normal qu’une décision du CPE datée de novembre dernier demandant au directeur des Douanes l’exonération des pièces importées par la SNVI ne soit pas appliquée à ce jour ?»,
"Nous rappelons que le patronat privé est, depuis plusieurs années, celui qui bénéficie le plus des différentes tripartites avec les facilités financières et fiscales dont il a bénéficié sans aucune retombée réelle sur l’économie nationale ou l’emploi et encore moins le droit du travail".

"Le code du travail, qui consacre la précarité de l’emploi et dépouille les travailleurs de leurs droits les plus élémentaires, a été passé sous silence lors du dernier congrès de l’UGTA de même pour le 87 bis dont on ne sait pas encore s’il a été abrogé ou redéfini ?”.

 Source: Liberté et El Watan

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