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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Désormais, il y a qu'une seule chose: remonter à la surface" annonce Maamar Farah. Il promet "Le grand Amour qui nous attend si nous prenons conscience que nous sommes, vraiment, au fond du trou !" Pendant ce temps le procureur de Laghouat continue de fabriquer des talismans maléfiques pour mettre les militants pacifiques au trou, où il fêteront cette Saint Valentin qui inspire Maamar farah ce matin. 

 

Lettre d'amour, lettre pour l'Amour

Maamar Farah, 12 févier 2015

EXTRAIT

(...) Qu'elle serait belle notre société si elle retrouvait toutes ces choses perdues par la faute d'un système inhumain, celui de l'ultralibéralisme et du trabendisme, son corollaire.
Vous remarquerez que je ne parle jamais d'un système unique depuis 1962 ! Balivernes que tout cela ! Comparer la création d'immenses usines étatiques à leur privatisation sauvage est ridicule ! Comparer tout ce qui a été réalisé avec peu de pétrole et pas cher avec l'immense gaspillage de nos ressources, au moment de la grande manne financière, est grotesque ! Car cette terre a connu l'Amour, l'espoir, la joie et la solidarité bien après le départ des colons et je pense que tous ceux qui veulent faire de 1962 le début de nos «malheurs», ne connaissent rien aux affres de la colonisation, à sa haine, au désespoir qu'elle a installés sur nos terres et aux malheurs des populations autochtones qu'elle a provoqués.
Je vous parle de ces dimanches de reboisement quand ouvriers, paysans, médecins, ingénieurs et cadres se regroupaient à la campagne pour consacrer leur jour de repos hebdomadaire à une tâche des plus nobles : planter des arbres, planter l'espoir au milieu de la désolation. Je pense aux appelés du Barrage Vert.
Je pense aussi à ces cohortes joyeuses d'étudiants volontaires, sacrifiant leurs vacances d'été pour venir en aide à la paysannerie. Et je revois ces jeunes filles en jeans, les cheveux au vent, belles sous le soleil de l'été méditerranéen, heureuses parmi les fellahs et les femmes rurales qui les attendaient avec impatience. N'est-ce pas l'Amour qui a guidé les pas de ces masses estudiantines et n'est-ce pas l'espoir d'un monde meilleur pour tous qui a nourri leurs ambitions ?
Nous avons perdu cette joie. Nous avons perdu l'Amour. Puisse ce jour, ce 14 février (La Saint-Valentin, ndlr), bien isolé dans un immense désert de grisaille et de laideur, ouvrir une petite fenêtre sur le grand Amour qui nous attend si nous prenons conscience que nous sommes, vraiment, au fond du trou ! Et que, désormais, il n'y a qu'une chose à faire : remonter à la surface !
Source:
Le Soir d'Algerie

 

Le procureur de Laghouat n'aime pas les militants débout

Ils s'étaient rassembles, debout sur le trottoir devant le Palais de justice, sans déranger personne. Pour cet attroupement inoffensif à "l'ordre public", neuf militants des droits des chômeurs ont été condamnés, à Laghouat, à des peines allant de six à dix huit mois de prison ferme, et 8 autres à six mois de sursis. Ils se tenait debout à l'extérieur du Palais de Justice où se tenait le procès de Mohammed Rag, Mohamed Reg, une des figures locales pour le droit au travail, arrêté une semaine plus tôt. Enième procès fabriqué contre M. Reg. Cette fois-ci c'est pour « violences envers agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions ». Au terme de sa première audience, le 28 janvier, Il écope de 18 mois de prison ferme. 

Yazid Alilat rappelle dans Le Quotidien d'Oran l'acharnement systématique du parquet contre ce militant associatif.

"Le 20 février 2013, Mohamed Reg avait été déjà arrêté lors d'une manifestation devant le bureau de main d'œuvre de Laghouat, pour revendiquer le droit au travail. Poursuivi pour « attroupement », « incitation à attroupement » et « destruction de biens d'autrui », il avait finalement été acquitté le 12 mars 2013. Le 13 juillet 2014, il avait été également acquitté pour manque de preuves, dans le cadre d'une autre affaire concernant une manifestation qui s'était déroulée à Laghouat le 8 juin 2014. Suite à une autre manifestation, trois mois plus tard, Mohamed Reg et cinq autres personnes avaient été arrêtés et poursuivis pour « attroupement armé » et « outrage à fonctionnaire » puis encore acquittés le 30 novembre 2014. "

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