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Publié par Saoudi Abdelaziz

Autour de François Hollande, les dirigeants du monde occidental flanqués de leurs invités s'efforcent de prendre la tête aujourd'hui à Paris du vaste mouvement populaire de protestation contre la monstruosité  terroriste .

"Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats.L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique". Guy Debord. Commentaires sur la société du spectacle. 1988. Texte intégral

 

Quelques faits illustrant l'intuition du penseur français (à suivre).

 

Mars 2012.

François Molins, le procureur de Paris, lors d'une conférence de presse, à Toulouse, le 21 mars 2012 déclarait à propos de Mohamed Merah que son "profil d'autoradicalisation salafiste atypique" en faisait un individu indépendant de toute "organisation structurée connue"L'enquête de Yves Bordenave et Jacques Follorou, publié le lendemain dans le journal Le Monde.Fr, démentait cette explication. Les investigations des deux journalistes sur les activités antérieures du tueur leur font écrire: "Ces connexions avec des structures terroristes reconnues remettent en cause le statut de "personnage solitaire" de Mohamed Merah. Il est par ailleurs surprenant qu'il ait échappé au contrôle de la CIA ou de son homologue française, la DGSE, qui prêtent une attention toute particulière aux combattants djihadistes étrangers venus dans la région et qui constituent une menace terroriste majeure pour leur pays d'origine". Commentant les révélations du Monde sur l'itinéraire de Mohamed Merah, Maamar Farah écrira le 27 mars 2012 dans son billet du Soir d'Algérie : "Ce touriste pas comme les autres a visité l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Égypte, la Syrie, le Liban, la Turquie, la Jordanie et… Israël ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des Français d’«origine algérienne», un peu djihadistes, un peu talibans, qui entrent facilement à Jérusalem ? Troublant…"

 

Février 2012

Le Marocain Amine El Khalifi, un fragile jeune homme en situation irrégulière,  était suivi « depuis un an », par le FBI. Les experts psychiatres ont analysé la faisabilité de l’opération et donné le feu vert à la manipulation. Le FBI a retenu comme cible le Capitole, siège du pouvoir législatif. Les agents secrets chargés de l’opération sur le terrain ont donné au jeune Amine El Khalifi une arme et une veste contenant des explosifs. Commentant l’opération, le journal américain Washington Post écrivait : «Qu’un service chargé de la protection d’un pays avoue  aujourd’hui sa capacité de monter des opérations terroristes laisse perplexe. Est-on donc si assuré que l’opinion ne va pas imputer aux services secrets, rétrospectivement, d’autres opérations ciblées qui, elles, ont fait des morts et des dégâts réels ?" Un rapport de Human Rights Watch (HRW) étayé de nombreux exemples où l’organisation dénonce nommément le FBI. Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, “le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique”. dénonce ce rapport. L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’Homme de l’École de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié 27 affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.“Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste”, résume un communiqué, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens.(à suivre)

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