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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Par Panagiotis Grigoriou, anthropologue et historien grec, 5 janvier 2015

 

(...) Même en Allemagne, et cela contrairement à 2012, de nombreuses voix (parfois parallèlement officielles) donnent plutôt raison à SYRIZA, ce qu’une certaine presse française, inféodée aux élites (politiques) parisiennes, elles-mêmes consubstantielles du Merkelisme ont du mal à admettre.

À commencer par François Hollande, lequel déclare sur France-Inter (5 janvier) que “l'Europe ne peut plus être identifiée à l'austérité. Les Grecs sont libres de choisir leur destin mais doivent respecter les engagements pris”. Il a certainement perdu une bonne occasion de se taire au lieu de menacer ainsi les futurs et probables gouvernements chez les autres. En ce sens aussi, l’Union européenne est déjà une épave de la démocratie, des souverainetés populaires et nationales et des droits des citoyens. Et à ce rythme, le jour viendra où elle deviendra une épave tout court.

Une certaine réponse à François Hollande est déjà donnée (par anticipation et) par le quotidien allemand “Die Welt” (Christoph B. Schlitz, daté du 5 janvier). “Les menaces de Berlin sont un aveu de faillite. Ils montrent que la politique de sauvetage de l'UE, au moins dans le cas de la Grèce a échoué. Les Grecs ne sont plus prêts à poursuivre plus loin dans la voie indiquée par les créanciers internationaux, en cas de victoire d’Alexis Tsípras ou même encore, si le Premier ministre s’appelle Samarás”.
Quelle sera alors la suite ? Plus de 260 milliards d'euros, 80 pour cent de la dette totale grecque, est désormais détenue par les créanciers publics, en particulier donc, des pays de la zone euro. Dans le cas d'une sortie de la Grèce (de la zone euro), une partie importante de cet argent serait perdu. Ce serait à Angela Merkel d’expliquer cela au contribuable allemand. Tsípras & Co. le savent très bien et ainsi, ils sont en position de force”.

Contrairement à une certaine presse allemande et anglo-saxonne, la presse... de régime en France, ignore jusque là certaines autres analyses. C’est dommage et d’ailleurs cela ne durera pas trop longtemps.Pour un éditorialiste du quotidien (de SYRIZA) “Avgí”, “Samarás et les siens ont été vaincus, déjà parce qu'ils ont pu commettre le crime suivant: vouloir transformer le peuple, rien que par l'administration de la terreur et de la peur. Ces esclavoophrènes (sic), ont détruit le pays, et ils ont voulu livrer le peuple alors enchaîné, aux chiffres-geôliers d’une nouvelle ère esclavagiste et alors d’une bestialité incroyable. Samarás a donc perdu, mais Tsípras n’a pas encore gagné”, (Kóstas Kanavoúris, “Sans eux II”).

Les chiffres-geôliers de la Troïka, ceux de l’austérité (et ceux... de mes deux cousins décédés en 2014, l’un par suicide et le deuxième par manque de soins à l’hôpital), sont précisément ces engagements, si chers au président de la République française, pris par les marionnettes Samarás - Venizélos - Papandréou et non pas par les Grecs. Encore une fois, François Hollande a perdu une bonne occasion de se taire.

Texte intégral: Greek-crisis.fr

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