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Publié par Saoudi Abdelaziz

Y a-t-il eu ce matin une reévaluation de la politique française lorsque François Hollande déclare sur la radio france inter: "La France n'interviendra pas en Libye parce que c'est à la communauté internationale de prendre ses responsabilités et pour l'instant, elle doit faire en sorte qu'il puisse y avoir un dialogue politique, il n'est même pas installé, et deuxièmement que l'ordre puisse être rétabli"

Avec le "pour l'instant", le président français reste dans son style élliptique. Mais l'évolution est notable, car durant les dernières semaines, le gouvernement français poussait à la roue, suscitant chez les dirigeant subsahariens qui lui sont inféodés une vague d'appels en faveur d'une nouvelle intervention étrangère en Libye, quatre ans après la désastreuse intervention franco-otanienne.

Vague d'appel contredisant de front les initiatives algéro-onusienne pour l'instauration d'un dialogue politique durable. 

La Libye est partagée entre deux légitimités. D'un côté, siégeant à Tobrouk, le parlement dominé par les "libéraux mais invalidé par la Cour suprême. De l'autre côté, basé à Tripoli, le Congrès général national, l'ancien Parlement dominé par les Frères musulmans et dont le mandat a expiré.

Côté militaire, le résutat de l'affrontement est incertain. 

Les actions provocatrices "extrêmes" d'Ansar charia "ralliés" au Daech sont extraordinairement moussées par les médias occidentaux qui annoncent régulièrement , en concommitence avec le prolixe ministre de la Défense français, l'imminence de l'instauration du califa en Libye "à quelques encâblures de l'Europe". On met sous le boisseau le fait qu'Ansar charia a été mis à l'écart de la coalition Fajr Libya qui soutient le parlement de Tripoli.

L'appel à l'intervention militaire étrangère a été lancé Il y a quelques mois par le parlement de Toubrouk, à l'instigation du général Khalifa Haftar, s'inscrivant dans la stratégie du maréchal Sissi. Les médias occidentaux et certains médias algériens annoncaient alors que les armées égyptiennes et algériennes se préparaient à cette intervention.

Le gouvernement d'Alger s'est démarqué de cette campagne médiatique en réaffirmant la doctrine algérienne de non intervention et sa mobilisation pour faire avancer la solution politique et la recherche d'un consensus entre les forces politiques libyennes. 

 

 

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