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Publié par Saoudi Abdelaziz

On le sait, le lobby algérien de l'import et ses supporters dans le régime ont adhéré depuis longtemps aux règles de l'OMC de "libre échange", qui lui offrent la liberté d'importer ce qu'il veut. L'institution de la "licence d'importation" permettra-t-elle de protéger la relance de la production nationale? Le communiqué du Conseil des ministre de donne pas de précisions sur les modalités concrètes d'application.

Sur le site  leconews/com. Khelifa Litamine recueille l'avis de deux experts. Le consultant international Abdelmalek Serrai  affirme que « c’est une décision qui vise à opérer une sélection des produits qui doivent être importés ». Pour Abdelaziz Mhenni, président de la Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA), « ces mesures visent à protéger la production nationale. Il est important de réduire les importations sauf pour les matières premières ».  Avant d’ajouter que « si nous devons importer des produits, ils devraient être complémentaires à notre production ». Quels seront les conditions d'octroi des licences d'importation? Abdelmalek Serrai est prudent:  « nous ne savons pas quelle sera la méthode qui sera adoptée pour sa mise en application, ni le modèle qui sera choisi ».

Sur le site économique Maghreb Emergent, Abderrahmane Mebtoul affirme avoir été mis au au parfum. "Les informations que j’ai recueillies auprès du gouvernement algérien, apportent les précisions  suivantes".  Selon lui, Il ne s'agit pas d'un retour au système des années 70-80, mais essentiellement de "la possibilité de recourir dans des cas précis et prédéfinis, période de transition, afin de mettre à niveau l’appareil productif, aux licences d’importation ou d’exportation neutres dans leur application et administrées de manière juste et équitable, pour gérer des exceptions à cette liberté du commerce et ce en conformité aux règles de l’OMC". On sait qu'en l'Algérie un débat n'est pas clos sur l'adhesion à l'OMC. M. Mebtoul fait remarquer: "Il n’a jamais été  affirmé que l’Algérie n’adhère pas à l’OMC, adhésion contenue dans le programme du président de la République. Mais que cette adhésion ne peut se faire au détriment des intérêts supérieurs de l’Algérie qui  entend bénéficier  des Accords de Doha prévoyant une période de transition pour les pays du tiers monde.".

L'expert a ses sources directes. Les Algériens doivent donc se contenter du ouï dire et des conclusions de M. Mebtoul.

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