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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le site Greek-crisis est une pure merveille. L'historien et ethnologue Panagiotis Grigoriou y tient un  carnet de notes illustré où il suit au quotidien la vie des Grecs sous le règne de la Troïka. L'événement c'est évidemment le scrutin décisif du 25 janvier prochain.

Hier, 15 janvier, il note : "Ainsi va la vie, et des journalistes du très vaste monde arrivent par milliers cette semaine à Athènes".

 

EXTRAITS

(...) Cette campagne électorale est bien la plus courte et la plus dense, de (presque) toute l’histoire parlementaire grecque de l’après Guerre civile (1949). Elle est également la plus décisive. On sait, et on flaire déjà la lame de fond SYRIZA à Athènes, phénomène observé d’une manière moins patente du côté des terroirs. Et quant aux sondages, donnant tous SYRIZA gagnant mais de manière fort différente pour ce qui est du score, ils incarnent au mieux les tendances, et autant parfois les besoins en communication de ceux qui les commandent. Donc attentisme et aussi prudence.

Une autre affiche... toujours humoristique, suggère aux électeurs d’éviter le choix Samarás et Venizélos. “Si vous votez pour l'un, vous recevrez certainement l'autre en cadeau”, le message est clair. Sauf que la profusion des similitudes et des parentés de ce genre sont bien plus considérables. C’est pour cette raison que le chef du parti de la Gauche radicale, a tenu clarifier cette semaine sa position quant aux coalitions possibles et particulièrement impossibles: “Si le cas se présente par la force des choses, SYRIZA se refusera de former un gouvernement s’alliant aux formations politiques constituées à partir d’un matériel obsolète, c’est à dire: la Nouvelle démocratie, le PASOK, ainsi que les deux nouveaux partis, la ‘Rivière’ (To Potami) de Stávros Theodorákis et le récent mouvement séparatiste du PASOK de Yórgos Papandréou. Et en ce qui concerne le parti de la Gauche démocratique, nous verrons après les élections ce qui pourrait être fait de concert”.

Aléxis Tsípras a essentiellement dit aux électeurs ceci: si l’on aspire vraiment au changement, alors on devra voter massivement pour SYRIZA et ainsi, lui permettre de gouverner seul. En réalité, c’est précisent cette forte probabilité qu’en ce moment, progresse (incontestablement ou pas suffisamment) dans l’opinion, laquelle se cristallise à marche forcée à dix jours du vote.

Au même moment les dernières déclarations d’Antonis Samaras (premier ministre actuel, ndlr) sur l’immigration et sur SYRIZA, en exploitation trop rapide (et ratée) du terrible assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, ainsi que de sa participation à la marche des officiels hypocrites à Paris, ont inévitablement inspiré les caricaturistes de la presse grecque, surtout de gauche, à l’instar du “Quotidien des Rédacteurs” avec son... dessin de “Caméléon-Samarás”. Et dans un autre dessin inspiré du célèbre instantané européen de mars 1945 à Berlin, le très jeune “combattant Samarás” s’adresse alors à... son chef: “Chef, nous manquons de peu pour reprendre nos villes des immigrés clandestins”. La réponse du chef demeure alors... historiquement éprouvée: “Bravo mon fils ! Tu es sur la bonne voie!”.

Ainsi va la vie, et des journalistes du très vaste monde arrivent par milliers cette semaine à Athènes, motivés par le caractère crucial des élections grecques. L’aventure y est, le crime en cours en plus. Car nous sommes très nombreux en Grèce (et ailleurs) à vouloir conduire ces responsables politiques devant les tribunaux pour ainsi déterminer, et le cas échéant punir, leurs crimes.

Certains responsables SYRIZA, prédisent à ce propos qu’en cas de victoire aux élections de leur parti dans dix jours, ceux qui ont occupé le poste de Premier ministre, et certains ministres et autres responsables de la période... inaugurée par l’avènement de la Troïka occupante, ils seraient alors jugés.

Cette semaine, nous avons encore avons subi trois tempêtes, et de la neige jusque dans les Cyclades, en plus des déclarations navrantes d’Antónis Samarás. Les navires n’ont pas quitté le port du Pirée et ce n’est qu’en fin de la semaine que le pays a retrouvé enfin, un peu de son soleil décidément hivernal (...).

Reportage intégral :
http://www.greekcrisis.fr/

Sépulture de mon cousin Kóstas, suicidé en janvier 2014

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