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Publié par Saoudi Abdelaziz

A In-Salah. Photo DR

A In-Salah. Photo DR

Le général Hamel, chef de la police et ... les caméras de la télévision nationale ont rencontré hier les leaders de la contestation contre l'exploitation précipitée du gaz de schiste. Pendant ce temps, la population continuait d'occuper en masse l'espace public. Que s'est-il dit hier à l'aéroport Tafsout de In-Salah. Nous avons rassemblé en vrac les propos de quelques participants, recueillis par les correspondants de quotidiens.

 

Abdelkader Bouhafs: "Yousfi est venu à In Salah pour donner une conférence et imposer ses idées avant de repartir. M. Hamel, c’est le contraire. Il a prononcé un petit mot avant de nous écouter. Il nous a demandés d’être vigilants avant de nous donner la parole.Nous ne sommes pas satisfaits et nous ne sommes pas déçus. Disons que nous sommes optimistes. On commence à voir une issue mais on n’a rien pour l’instant". ( TSA-Algérie).

Mohamed Azzaoui«La population est sortie dans la rue, dès le premier jour, manifester contre l’exploitation du gaz de schiste, et notre revendication principale restera l’arrêt du forage expérimental à Tidikelt. Quant aux problèmes socio-économiques que nous vivons à In Salah, l’Etat les connaît bien s’il a réellement la volonté de les prendre en charge. J’ai personnellement dit à l’émissaire du Président que la population a depuis longtemps accepté un cadre de vie insoutenable, à savoir l’absence de structures sanitaires, de routes, d’infrastructures de base et des commodités, pourtant, accessibles à d’autres régions du pays. Mais lorsqu’il s’agit de notre environnement, l’avenir écologique de la région et surtout la nappe phréatique, nous ne pouvons pas nous taire. La preuve, même les femmes ont manifesté, et pour la première fois dans l’histoire de notre localité.» (Le Soir d'Algérie). “Franchement, il a été très réceptif et attentif même s’il n’était porteur d’aucune décision concrète comme ne le souhaitions. Pour notre part, nous lui avons signifié clairement que l’arrêt du projet d’exploration ou d’exploitation du gaz de schiste reste la seule décision qui peut nous pousser à renoncer à notre mouvement de protestation". "Nous avons été interviewés pour la première fois par la télévision nationale” ( Liberté.com).

Ahmed Slimani : «Le suspense sur l’identité de l’émissaire a été maintenu jusqu’à la dernière minute, mais je remarque que ce que Yousfi a refusé d’admettre, Hamel l’a écouté avec attention et dûment noté au détail près». «Nous avons répondu que la question sécuritaire n’était pas à l’ordre du jour, que les rapports qui lui parvenaient n’ont souligné aucun incident.»

Talbi Ali : «Nous déplorons notre mise à l’écart. Personne ne nous a rassurés sur l’impact environnemental du gaz de schiste, ses dangers pour l’eau, le sol et l’air. Nos appréhensions sont d’ordres géologique et chimique. Quelles sont les garanties sur l’innocuité des substances toxiques utilisées au cours de la fracturation hydrique ? M. Hamel a écouté jusqu’au bout, donné tout le temps aux différents intervenants sans jamais leur couper la parole. Il n’a pas émis d’avis personnel». (El Watan.com)

Abdelkrim Sagueni : «Nous avons débattu avec M. Hamel pendant trois heures. Il nous a assuré que nos doléances exprimant les craintes des populations d'In Salah quant  aux dangers pouvant émaner de l'exploration du gaz de schiste seront transmises directement au président de la République»

 Belkacem Taleb : «On a nettement signifié à l'émissaire du président de la République que le citoyen d'In Salah en particulier et du Sud en général n'est pas manipulable et qu'il a toujours défendu les intérêts de son pays. Une telle prise de conscience est pour nous un principe immuable".

Ouini Tahar"Le responsable de la zaouïa de Reggane avait affirmé quant à lui à l'adresse du Dgsn que le mouvement de contestation des citoyens du Sud contre l'exploration du gaz de schiste ne pourrait en aucun cas être exploité «à des fins politiciennes». (Il s'agit du Cheikh Moulay Abdellah, ndlr)  (Source: Le Temps d'Algérie)

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