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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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"La Tunisie a-t-elle raté son entrée dans le pluralisme politique ?". "Alerte : Les médias sombrent, à nouveau, dans la connivence volontaire !".  "Le traitement médiatique des “faits” sécuritaires : Un journalisme de maintien de l’ordre". "La liberté d'expression ne sera pas baillonnée". En ce début janvier, les titres du site progressiste-démocrate nawaat.org expriment une forte inquiétude à l'égard des tendances à la régression politique qui suivent les récentes élections. Inquiétude et parfois désenchantement, comme dans "l'opinion" que nous mettons en ligne.

 

On ne change pas un régime qui gagne

Par Leith Lakhoua, 6 janvier 2015

Leith Lakhoua

 

Les régimes ayant subi les colères populaires, provoquant leur chute, se revoient remis sur la scène du pouvoir absolu,qu’il s’agisse de l’Egypte qui re-voit son vieux régime militaire reprendre les rênes du pays à travers le président le général Abdel Fattah el-Sisi ou de la Tunisie connue pour son régime policier, régime qui reprend son activité de plein droit à travers Mr Beji Caid Essebsi, ex-directeur de la sûreté nationale et ex-ministre de l’intérieur devenant président de la 2e république, nommant de ce fait son chef de gouvernement Habib Essid ex-chef de cabinet du ministre de l’Intérieur sous Ben Ali, ministre de l’Intérieur et conseiller auprès du Premier ministre chargé des Affaires sécuritaires sous Hamadi Jebali. Bref, tout ce qu’il faut pour relancer l’Etat policier par excellence, se distinguant spécifiquement par ses caractéristiques totalitaires ou l’utilisation de moyens radicaux pour assurer le contrôle social.

Pour ces deux régimes le message de l’oncle Sam est clair, ne jamais se rebeller contre le maître, jouer le jeux de la démocratie partielle tout en prêtant allégeance totale à l’oncle Sam, et suivre ses consignes à la lettre. On se rappellera du fameux passage de Condoleezza Rice en Tunisie en 2008, où elle a pressé le gouvernement tunisien d’accélérer les réformes politiques dans le but d’instaurer cette fameuse démocratie partielle; réformes refusées à l’époque par le dictateur Ben Ali et qu’on retrouve comme par enchantement 4 ans après la fuite de l’ancien despote.

On doit cesser de rêver, les anciens régimes de ces deux dictatures ont été restaurés dans une parfaite perfection, si celui de l’Egypte a vu lors de sa restauration un passage sanguinaire, celui de la Tunisie était plus clément et s’est vu restauré « démocratiquement ». Il s’agit d’une stratégie géopolitique d’envergure internationale qui dépasserait nos petites querelles et soucis quotidiens. Alors, approuvons, jouons l’hypocrite ou quittons ce pays car, pour garantir ses intérêts l’oncle Sam n’est pas prêt à changer un régime qui a toujours gagné.

Source: Nawaat.org

 

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