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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Dimanche, nous allons faire l'histoire" a affirmé Alexis Tsipras, le leader de Syriza, lors de son discours hier, place Omonia à Athènes. Pablo Iglesias le leader espagnol de Podemos, était à Athènes pour apporter son soutien. Tsipras écrit sur twitter: "L'espoir est là, en Grèce et en Europe", "Nous prendrons d'abord Athènes, puis Madrid"Pablo Iglesias cite à Alexis Tsipras du Leonard Cohen : « First we take Manhattan, then we take Berlin ».

 

Toujours lucide Panagiotis Grigoriou conclut ainsi sa chronique d'hier sur Greek-crisis:

"C’est aussi le temps où la droite prépare alors son (autre) roman de l’après. Les partis du mémorandum (Nouvelle démocratie, PASOK, To Potami, DIMAR), travaillent énormément sur l’hypothèse d’une brève parenthèse politique de gauche, pour aussitôt, en l’espace de quelques mois seulement, reprendre tout leur rôle. Chez SYRIZA, on ne prend pas du tout ce cauchemar à la légère. Rien n’est jamais acquis.

Et pour ce qui est du splendide séparatisme du PC grec (KKE), lequel d’ailleurs a hélas choisi exactement le même moment que SYRIZA, pour organiser son grand meeting public (jeudi 22 janvier), il a été rappelé lors de la réunion de la taverne, que tout échec de SYRIZA sera alors... comptabilisé quant à l’ensemble de la Gauche grecque et de ce fait, elle ne profitera ni au KKE, ni aux autres formations de la “petite Gauche” et cela, au-delà de l’argumentaire des uns ou des autres.

On sait que la méta-politisation technologiquement assistée des sociétés occidentales (et parfois des autres) a alors méthodiquement façonné depuis un court demi-siècle, ce piètre monde alors... apte à la pire “gouvernance” du (et par le) vide. Telle est notre situation au-delà de toute fausse embellie.

Ce sont pourtant ces citoyens méta-politisés qui s’apprêtent à porter SYRIZA au pouvoir. Les Syrizistes réfléchis le savent bien.

Cette (très probable) victoire n’est pas celle de la Gauche, mais déjà, celle de l’indignation et de la (dernière) justice sociale, assommée mais pas encore morte. En ce sens aussi, la rude tâche qu’attend SYRIZA... se situerait entre la vie et la mort.

Moments donc graves où la propagande de la peur orchestrée par la Nouvelle démocratie ne passe plus. Certains journalistes et analystes de la radio 105,5 croient savoir que l’administration Samarás aurait même projeté d’organiser la pénurie des guichets automatiques dans la capitale, pour ainsi faire trembler la... Raison qui revient enfin et en force. L’avenir le confiremera... dans trois jours.

Nous n'avons que faire de tout ce bric-à-brac de ce nouveau siècle qui nous est cependant nécessaire pour aller plus loin, si possible même rapidement. Un cadre SYRIZA rencontré ce jeudi (22 janvier) me disait que le parti de la Gauche radicale a alors mûri trop vite, en moins de trois ans seulement. Il n’avait guère le choix. “Nous avons la volonté de nous battre et de ne pas reculer devant les difficultés énormes qui se dressent devant nous. Si nous trahissons, la fin viendra alors très rapidement.

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