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Publié par Saoudi Abdelaziz

Larbi Belkheir, l'ordonnateur de la désignation puis de la démission de Chadli. Photo DR

Larbi Belkheir, l'ordonnateur de la désignation puis de la démission de Chadli. Photo DR

Le 11 janvier 1992, Chadli Bendjedid est acculé à la démission à la suite d’une réunion des chefs de l’Armée. Dans la foulée, le deuxième tour des élections législatives est interrompu.

 L’intervention des généraux a été précédée d’une intense campagne de motivation au sein des unités de l’Anp contre le danger que ferait peser l’islamiste politique sur la Défense nationale, campagne nourrie un mois avant le premier tour des législatives, par l’attentat spectaculaire du 29 novembre 1991 contre la caserne de Guemmar, où trois soldats avaient été tués.

Le général Khaled Nezzar avait déclaré dès le 30 novembre : « Les auteurs de l’attaque sont liés indirectement au Fis »

 L’opération de déposition de Chadli a été rondement menée par l’éminence grise de la présidence Chadli, le général Larbi Belkheir, coordonnateur de fait des services de sécurité algériens et centre de gravité de l’alliance des appareils et clans dominants du système. (Artisan de la désignation de Chadli à la succession de Boumediene, le général Belkheir mènera par la suite le processus de désignation de Bouteflika pour la succession de Zéroual).

Comme on le sait, la démission de Chadli a été effectuée dans la continuité du système chadliste en place et visait à préserver ses équilibres internes et sa pérennité.

L’appel à Boudiaf, un des chefs historiques du Premier novembre, est une opération de portée tactique censée cautionner l’état d’urgence proclamé le 9 février et les arrestations massives des « politiques » du FIS. Ces arrestations laisseront le champ libre aux activistes peu politisés, fans de Ali Belhadj, que la faiblesse de leur sens logique rendait plus vulnérables à la manipulation.

 L’action de Mohamed Boudiaf s’est retournée par la suite très vite contre la logique d’autoconservation de ce changement de cap, lorsqu’il a courageusement engagé le combat devenu très vite populaire contre la corruption, ce qui a conduit à sa liquidation et par la suite à celle de ses proches collaborateurs et confidents qui avaient suivi ce dossier ultra sensible révélant, dit-on, les accointances financières internationales et les réseaux des barons du système.

Paru le 11 janvier 2012 sur le blog sous le titre "Il y a 20 ans, Chadli annonçait sa démission"

 

 

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Miloud 12/01/2017 12:34

Il faudrait arreter de dire que le traitre Larbi Belkhir est l'artisan de la désignation de Chadli. Il n'etait rien à l'époque ...

Saoudi Abdelaziz 12/01/2017 15:54

C'est lui qui fut l'organisateur du conclave militaire qui s'est tenu dans l'Ecole militaire qu'il dirigeait alors. Au début, le choix était polarisé entre les deux candidats Yahiaoui et Bouteflika. Belkheir a joué un rôle très important dans l'émergence du "troisième homme", Chadli, qui l'a ensuite pris à la présidence pour superviser les services de sécurité.