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Publié par Saoudi Abdelaziz

Jusqu'ici la politique officielle algérienne en Libye consistait à réunir les belligérants autour une table pour une solution politique consensuelle durable. Cette ligne est-elle abandonnée au profit d'un alignement sur l'éradicateur maréchal Sissi?

 

Abdel Fatah al-Sissi est désormais reçu avec tous les égard dans un Occident qui peine à gérer le retour de manivelle de sa politique de manipulation du jihadisme. Le régime éradicateur de Abdel Fattah al-Sissi a donc le vent en poupe. Il est aujourd’hui doté d’un arsenal juridique ultra-répressif.

Ce nouvel arsenal n'est pas principalement dirigé contre les terroristes, contre lesquels des loi existaient. En six mois, depuis son élection, une centaine de décrets ont été signé de sa main, excluant de la scène politique tous ses opposants politiques, aussi bien les frères musulmans que les jeunes leaders de la place Tahrir. Dorénavant, l’auteur d’un acte de vandalisme au cours d'une manifestation, ou lors du blocage d’une route sera déféré devant un tribunal militaire au même titre qu’un poseur de bombe. L'Etat d'urgence de Moubarak est "amélioré".

Avec le concours des médias aux ordres. Et l'on entend le présentateur de télé Ahmed Moussa, s'extasier en direct à l'annonce de la condamnation à mort de 529 manifestants liés aux Frères musulmans, en mars dernier : « Je ne veux plus un seul chien manifestant dans les campus ou ailleurs. Que ceux qui parlent de droits de l’homme soient brûlés !"

Le maréchal éradicateur devient la référence de la contre-révolution bénaliste actuellemment à l'offensive en Tunisie , sous l'étendard  du danger islamiste. Le maréchal  est aussi le principal soutien des éradicateurs libyens groupés autour du pro-américain général Khalifa Haftar. 

Le pouvoir algérien n'a pas démenti la nouvelle de son association avec le maréchal égyptien pour soutenir le  général Khalifa Haftar contre son principal rival de Fajr libya, mis dans le même sac médiatique que les adepte du Daech.

Pourtant la ligne officielle de l'Algérie, contrecarréee par le régime égygtien consistait jusqu'ici  à réunir les belligérants autour une table pour une solution politique consensuelle durable et à exclure l'alignement militaire sur une des parties bélligérantes. Cette ligne est-elle abandonnée?

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