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Publié par Saoudi Abdelaziz

S'il y a une analyse de boulitologue que le blogueur juge parfaitement imbécile, c'est la suivante : La chute du prix du baril est une bonne nouvelle car elle va priver le régime de la rente qui lui permet "d'acheter les Algériens". 

 

DR

« Les prix du pétrole ne vont pas tarder à reprendre » affirme Amor Khelif. Cet enseignant à l’Université d’Alger,  spécialiste des questions énergétiques est interrogé par Selma Kasmi sur le site économique Maghreb Emergent. Extraits.

"Les mêmes facteurs qui soutiennent la baisse du prix du pétrole seront à l’origine de sa hausse. L’expert des questions énergétique, également ancien de la Sonatrach, pense qu’il y a un raccourcissement de la durée de rattrapage des cours de pétrole. « Quand le prix du baril avait baissé en 1986 de 40 à 10 dollars, son rattrapage n’a été possible qu’après 16 ans. La chute des prix du baril à 30 dollars en 2009, occasionnée par la crise économique de 2008, n’a pu être rattrapée qu’en 2011. Donc, la durée de récupération des prix du 1er trimestre 2014, ne sera pas lente », affirme-t-il. Et d’argumenter : « L’Arabie Saoudite ne pourra pas se désolidariser éternellement des autres pays de l’OPEP, dont elle aura probablement besoin dans les risques futurs du marché. D’autre part, les grandes firmes internationales, qui investissent également à des coûts faramineux dans les gisements offshore, ont un intérêt énorme à récupérer et à valoriser leurs investissements. Enfin, le gouvernement américain va finir sous pression des grandes firmes, par comprendre qu’il doit trouver d’autres stratégies pour bloquer l’avancée économique chinoise. »

La Stratégie de Simone Wapler

Avec des prix bas, le gaz de schiste américain ne sera pas rentable. Sur le site La Quotidienne de la croissance Simone Wapler cite Mike Kelly, de Global Hunter Securities:"C’est comme un cube de glace. Si la production n’augmente pas, vous êtes mort".

"Une estimation de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) indiquait que 96% de la production américaine était rentable à 80 $ le baril, chiffre remis en cause par les analystes de Sanford & C. Bernstein LLC qui estimaient qu’un tiers des extractions du premier trimestre de 2014 n’était pas rentables avec un WTI à 80 $. Un article de fin novembre 2014 de Bloomberg situait la barre de rentabilité à 75 $ le baril dans 19 régions (Kansas, Oklahoma, Arkansas, Mississipi, Texas) qui pompent 413 000 barils par jour. En réalité, l’examen des chiffres montre de très grandes disparités locales selon Bloomberg New Energy Finance. En Oklahoma le point mort varie selon les puits de 79,28 $ à 186,73 $ le baril. Au Kansas de 78,56 $ à 163,51 $ le baril…"

Le déclin des majors du pétrole et la montée en puissance de l’OPEP

Le dilemme du lobby pétrolier est évoqué sur le site Oil Man. Matthieu Auranneau écrit:

"La plupart des majors occidentales ont d'ores et déjà engagé un repli de leurs investissements productifs début 2014, lorsque le baril était au-dessus de 100 dollars (...). Sans soutien des prix de la part de l'Opep, ce pic des "Capex" des grandes compagnies occidentales "pourrait se transformer en précipice", met désormais en garde (par exemple) un directeur de recherche de la banque Morgan Stanley dans les colonnes du Financial Times. Une chute de la production aux Etats-Unis et au Canada a été pour la première fois dans le Financial Time pronostiqué à plusieurs reprises Les producteurs américains mettent les chariots en cercle, refusant d'envisager pareille calamité ; sans doute n'ont-ils pas d'autre choix s'ils veulent pouvoir lever les fonds nécessaires afin de la conjurer". 

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