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Publié par Saoudi Abdelaziz

L' Occident s'active pour imposer chez lui et exporter chez ses partenaires les thérapies du "capitalisme de crise". 

 

 

L'OTAN veut-elle "achever le travail" en Libye?

L'Otan est-elle en train de récolter des mandats pour revenir en Libye? Elle sempble avoir commencé par certains chef d'Etats africains réunis à Dakar les 15 et 16 décembre en présence de  Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. "La solution en Libye n'est pas entre nos mains. Elle est entre celles de l'Otan qui a créé ce désordre " dit le président tchadien Idriss Déby tandis que son collègue sénégalais propose : "Malheureusement la Libye est un travail inachevé. Il faut que ceux qui l'ont entamé puissent nous aider à le terminer.". 

 

Le droit du travail est partout "mis en miettes"

Les dispositions du projet de code du travail en Algérie, précarisant l'emploi salarié, s'inspirent des recettes générales néolibérales du "capitalisme de crise". En résume il faut donner tout le pouvoir aux chefs d'entreprises, pour l'embauche comme pour le licenciement. La Commission euroépenne a organisé des stages pour familiariser des cadres et entrepreneurs algériens à cette nouvelle approche. Le Parlement italien vient ainsi d'adopter le "Jobs act" de Mattéo Renzi, une réforme qui met de côté le fameux article 18 qui protège les salariés contre les licenciements abusifs.

En France, dans un entretien à Mediapart, Pierre Joxe, plusieurs fois ministre et grande figure socialiste, n'a pas de mots assez durs pour dénoncer le gouvernement et le projet de loi dit Macron. Il dénonce une entreprise de « déconstruction du droit social », des dispositions « ahurissantes », fait le parallèle avec la fin de la SFIO – « En 1956, on a voté Mendès France, on a eu Guy Mollet » –, et estime que « l’espérance est en danger ».

EXTRAIT. "Le droit du travail est en miettes car le mouvement qui a lieu en ce moment en France, et pas seulement en France, est un mouvement de déconstruction du droit du travail. Il faut comprendre que le droit du travail est un droit d’exception : c’est un droit qui dit non au code civil, qui dit non au droit du libéralisme, qui dit « non, la liberté n’est pas complète », on ne peut pas embaucher des enfants dans les usines, en 1834, etc. Et c’est un droit qui repose sur une action collective puisque tout le droit du travail a progressé sous la pression de l’action syndicale. En France, les lois progressistes ont toujours suivi les grandes manifestations syndicales. Même le repos hebdomadaire ! Cela a culminé avec le Front populaire, la Libération et, en quelques occasions auxquelles j’ai d’ailleurs participé, par exemple avec les lois Auroux. Aujourd’hui, on assiste à une déconstruction. Ce n’est pas une démolition, c’est un effritement (...) Le droit du travail est un droit qui ne donne pas la priorité au contrat mais qui dit que la loi s’impose au contrat : c’est la loi qui protège car le contrat peut asservir, sauf justement s’il respecte la loi. Or nous assistons à un autre mouvement, un mouvement inverse qui veut rendre au contrat la place qui a justement été conquise par le droit du travail et les mobilisations sociales".


Le député qui a refusé 3 millions d'euros

Pávlos Khaikális député du parti des Grecs Indépendants et acteur connu, vient de saisir la justice. Des entrepreneurs lui ont proposé un package dont la valeur est estimée entre deux et trois millions d’euros. En échange, le député devrait trahir la ligne de son parti et ainsi voter en faveur du candidat néolibéral à la présidence de la République soutenu par Angela Merkel et Bruxelles. Ce package de corruption offert au député Khaikális comportait le versement cash de 700.000 euros, l’effacement de toutes ses dettes envers les banques, et des contrats avantageux avec des sociétés importantes du secteur de la publicité et de la promotion. Ce vote à deux millions d’a donc pas fonctionné. "Le système semble jouer ses (avant) dernières cartes devant la montée de SYRIZA" note ce matin l'historien et éthnologue Panagiotis Grigoriou . (Voir son site : greekcrisis.fr )

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