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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'affaire Hamadache-Kamel Daoud sera-t-elle pour le pouvoir l'occasion d'abandonner la tentation de "rallumer les clivages des années 90"? Les gouvernement Sellal et Benkirane annoncent qu'ils ne touchent pas aux acquis sociaux. "La gauche, en Algérie comme en Tunisie, est en fait une petite bourgeoisie urbaine, occidentalisée". Comme à son habitude, Abed Charef bouscule un âne mort. Il sait qu'en Algérie ceux qui sont concernés ne le contrediront pas, cela fait longtemps qu'ils se sont dépouillés de la tunique de gauche pour endosser celle de "démocrates" et parfois carrément de "laïque" ou les deux à la fois. Le politologue ne fréquente sans doute pas les vraies gauches. Gauches invisibles dans le cercle de ses congérères des élites nomenkaturés inscrits sur les répertoires de la bonne société. Gauches multiples et inaccessibles à la récupération du système. Gauches plongées dans le mouvement socialajustant leurs pas sur ceux du peuple. Gauches marxistes, islamiques ou autres dont le destin se fond dans le destin anonyme des Algériens ordinaires. Gauches sur lesquelles il faudra bien compter, car, dirait le Jijélien, ay lahkat di matkedebch.

 

Tournez "Sinistre partition"!

"Le pouvoir algérien est suspecté ces dernières semaines d'être tenté de rallumer les clivages des années 90 et de recréer les peurs qui ont annihilé la raison. Une manière, désastreuse, de sortir du débat politique pour aller vers l'exacerbation de clivages mortels. Ce serait grave. L'appel au meurtre du sieur Hamadache et les nombreuses réactions de colère qu'il suscite devraient dissuader tous ceux qui sont tentés de rejouer cette sinistre partition. Il faut défendre la liberté d'expression et de penser pour tous, sans exclusion. Mais il faut être totalement intransigeant à l'égard de ceux qui appellent au meurtre. Un appel au meurtre n'est pas une opinion, il relève du code pénal. C'est un crime. Il n'y a pas à discuter ou à débattre sur ce sujet. Il faut que la loi passe". K. Selim, le Quotidien d'Oran

 

"Le gouvernement maintient les subventions"

« le gouvernement a décidé de maintenir les subventions des produits de large consommation ainsi que celles de l’électricité, du gaz  et de l’eau». « Abdelmalek Sellal a beaucoup insisté sur ce point. Il n’y aura pas de recul sur les engagements sociaux du gouvernement ». Source: TSA-Algérie. Au Maroc , même démarche prudente d'un pouvoir qui se souvient des historiques émeutes de la faim. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane annonce qu'il ne touche pas aux prix du gaz butane, utilisé pour la cuisson et le chauffage domestique. Le pain, ne sera pas également touché. La même politique de soutien des prix a été encore décidée pour le sucre, une des denrées les plus consommées par les marocains, notamment pour le thé, incontournable boisson dans les zones rurales du pays.

 

les gauches tunisienne et algérienne vue parAbed Charef

"La gauche, en Algérie comme en Tunisie, est en fait une petite bourgeoisie urbaine, occidentalisée, qui n'a plus de rapports avec le peuple de gauche, les sans-dents. Une gauche-couscous qui aspire à devenir gauche-caviar, prête à composer avec le système Ben Ali du moment qu'il assurera sa sécurité et son confort, et limitera la répression aux pauvres, aux barbus et aux ruraux. Elle affiche encore un discours de gauche, mais elle a une pratique politique basée sur d'autres critères. Sa grille de lecture n'est plus dictée par le bon vieux clivage riches-pauvres, exploitants-exploités, capital-travail ; elle a comme repère central le conflit religieux-laïcs". Source: abedcharef.wordpress

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