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Publié par Saoudi Abdelaziz

La lutte "ciblée" contre la corruption est l'arme favorité du DRS-canal historique. Il faut notamment lever les obstacles à la "transition" pilotée par les services secrets. Encore une fois le "journalisme accrédité" est mis à contribution.

L'armée doit-elle faire un coup d'Etat pour écarter le président Bouteflika élu mais malade? Le chef d'Etat major de l'ANP exclut cette option et vient de réitérer publiquement ce refus. Il répondait à la CNLTD une fraction de la nomenklatura qui a opté pour l'opposition et qui exige avec insistance des élections anticipées, impliquant forcément l'intervention de l'ANP pour déposer Bouteflika. On sait que d'autres secteurs de l'oppostion autour du FFS et de Mouloud Hamrouche préfèrent solliciter le soutien de l'armée à la relance de concertations "inclusives" et l'impulsion d'un débat politique pouvant déboucher sur "un nouveau consensus national".

Hier El Watan a sonné l'hallali. La quotidien proche de la CNLTD publiait des révélations de Salima Tlemçani, évidemment à partir des sources du DRS-Canal Historique. Ces révélations portent sur d'éventuels actes de corruption au sein de l'ANP et concluent par "le doute sur les conditions dans lesquelles les marchés d’acquisition d’avions militaires sont conclus. A ce jour, les dépenses militaires restent loin de tout contrôle parlementaire".

"Une affaire de corruption éclabousse l’armée, Gaïd Salah parait visé" titre le lendemain, Maghreb Emergent. Abed Charef est plus explicite que Mme Tlemçani : " De par sa fonction, le général Gaïd Salah est supposé chapeauter les opérations d’achats d’équipements militaires, particulièrement quand il s’agit de matériel aussi sensible".  On sait que Abed Charef préconise de confier aux services secrets du DRS le soin de mener une péterstroïka algérienne. En juin 2013, le politologue écrivait : "Serait-on alors dans une situation bloquée, une impasse totale? Pourtant, Chafik Mesbah, ancien officier supérieur du DRS, reconverti dans l'analyse politique, avance une issue possible. Parlant de son ancien    patron, Toufik Mediène, le puissant patron du DRS, il lui suggère de devenir une sorte d'Andropov pour l'Algérie. D'être l'homme des services spéciaux qui permettrait de débloquer la situation, pour précisément aller vers une transition négociée et contrôlée(...). La  situation du pays parait mûre pour une telle initiative".  

Ce matin, dans Liberté un communiqué du RCD sonne la charge politique contre Gaïd Tahar : “Dans sa dernière intervention, le chef d’état-major franchit un seuil politique qui ne facilitera pas une décantation plus que jamais nécessaire”. Il conclut: “Il y va de la cohésion de l’Armée et de l’avenir du pays”

A suivre...

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moha bet 04/12/2014 02:45

Nous sommes arrivés au bout du rouleau,soit on fait un bon qualitatif et on avance d'une façon ordonnée et organisée,soit c'est l’abîme,adieu l'Algérie.Notre armée est fragile,elle est traversé par les mêmes contractions que le petit peuple,ce n'est pas des supers algériens.Un nouveau consensus est impératif,il faut donner un sens a la vie des algériens.Notre socle fondateur est fissuré.

moh del fobor 03/12/2014 20:29

Point de vue très intelligent et en dehors des sentiers battus et des poncifs. Merci Saoudi!